Texte collaboratif : Comment portes-tu ton casque?

Un jour, en discutant avec Mathieu nous avons découvert que bien que nous ayons le même casque Altitude de 509, nous avons tous deux notre façon bien à nous de le porter. C’est pourquoi cet article est un ouvrage collaboratif, vous aurez donc droit à deux auteurs dans un seul et même texte. Celui-ci portera sur nos différentes façons de porter un casque avec lunette.

Mathieu

Pour moi, un casque se doit d’être étanche. L’air ne doit jamais entrer au niveau du visage, que ce soit entre le museau protecteur et la lunette, par-dessus la lunette ou sur les côtés (près des tempes). Je vais étirer le protecteur facial le plus possible afin d’avoir le plus de latitude possible et de bien l’ajuster au-dessus du nez. Par la suite, je vais bien faire attention pour déposer la lunette pour qu’elle s’assoie parfaitement (oui oui, parfaitement) sur le protecteur. Au besoin, je vais “shaker” un peu la lunette de gauche à droite pour qu’elle prenne sa place naturellement.

Si le casque offre une protection pour le cou, je vais la mettre religieusement. Non seulement elle bloque le vent, mais elle permet également à la neige de rester à l’extérieur du casque. Pratique quand on joue dans la grosse poudreuse!

Par contre, pour obtenir un aussi bon résultat d’étanchéité, ça prend une bonne cagoule. Pour moi, une bonne cagoule en est une qui couvrira le front et les côtés du visage un peu plus que le casque, pour que la lunette embarque par-dessus. Pour ce qui est de savoir si la cagoule doit couvrir la bouche ou non, je crois que c’est subjectif. De mon côté, j’aime avoir une protection “molle” au niveau de la bouche afin de protéger du vent au besoin, et de pouvoir la “tirer” vers le bas afin de la faire descendre sur le menton pour m’offrir une meilleure entrée d’air.

Ces 5 items que j’utilise lors de mes rides

S’il y a des trappes d’air sur le casque, je vais les ouvrir, sauf s’il fait très froid! Dans la même veine, je n’applique les “bouchons” qui vont à l’intérieur du casque que s’il fait froid dehors.

Lorsque je fais mes manœuvres, je ne fais pas trop attention à ma respiration, car le fait de me déplacer compense la sortie d’air de mon nez ou ma bouche. Par contre, lorsque je m’arrête, je fais très attention pour bien respirer vers le bas. En règle générale, respirer normalement ne pose pas trop de problèmes si la prise d’air du casque est assez généreuse, mais je ne prends pas de risque, spécialement après plusieurs minutes de gros hors piste. Si je dois m’arrêter plus longtemps et que je ne veux pas être contraint au niveau de la respiration, je vais retirer ma lunette et la remettre sur mon casque, mais tournée à 90 degrés afin que la vitre soit du côté gauche ou droit du casque.

Pierre

Personnellement, je porte mon casque très ouvert. Je retire les protections au niveau du menton. Le déflecteur d’haleine est aussi retiré. C’est ainsi que mon casque se retrouve sans protection contre le froid au niveau du visage. En contrepartie, celui-ci fait circuler beaucoup d’air au niveau de mes lunettes, de mon nez et de ma bouche. Cela me permet de respirer aisément sans embuer mes lunettes.

Pour combattre le froid, j’utilise des passe-montagnes de type arctique. J’en ai 3 de différentes épaisseurs en fonction de la température. Je favorise ceux équipés d’un déflecteur d’haleine intégré : ainsi l’air chaud de ma respiration sort dans le bas de mon casque et ne vient pas affecter mes lunettes. Au printemps, lorsque les conditions le permettent, je n’utilise qu’un cache-cou, pour profiter des belles journées.

Quels sont les avantages de cette configuration? Premièrement, il y a un grand volume d’air disponible pour respirer. Je ne suis pas le plus athlétique des pilotes et je trouve très important d’avoir une bonne prise d’air. Deuxièmement, je trouve personnellement plus confortable d’ajuster mon passe-montagne à mon visage qu’un déflecteur d’haleine. Troisièmement, la neige est plus facile à évacuer dans le bas des lunettes sans le déflecteur, il y a tout simplement plus de place pour s’en débarrasser. Finalement, il est plus facile pour moi d’utiliser mon support à GoPro au menton sans protection en dessous. Celui-ci s’attache aisément sans prendre trop d’espace et puisque mon casque n’est plus utilisé pour me protéger du froid, il ne fait pas interférence.

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Mot de la fin

Mathieu

Pour résumer, nous ne croyons pas qu’il y a de bonne façon de porter un casque pour faire du hors sentier (ou même du sentier pour ceux qui préfèrent les casques de type full-face en sentier). Par contre, il est clair que lorsqu’on achète un nouvel ensemble casque-lunette, il faut s’attendre à passer nos premières randonnées de l’année à devoir s’arrêter régulièrement pour bien ajuster la combinaison. Cet ajustement est d’une importance capitale, car c’est ce qui va vous permettre de bien profiter de votre investissement, de vous sauver de lunettes qui s’embuent ou même de vous geler le visage.

PO et moi avons trop souvent vu des gens payer des fortunes pour un casque, et le revendre quelques semaines après, car “c’est de la cochonnerie”. Ironiquement, nous avons également vu des gens acheter un casque très bas de gamme, et ne jamais avoir de problème avec!

Pierre

J’ajouterais qu’une bonne lunette et une cagoule adaptées à votre configuration sont les éléments essentiels pour obtenir les performances optimales de vos équipements. J’en profite pour vous inviter à essayer ces deux configurations. Faire vos propres tests vous permettra de savoir ce qui marche pour vous. J’espère que notre texte vous aidera à trouver votre configuration optimale.

 

Mathieu Lavoie et Pierre-Olivier Roy