Essais en ligne 2012: Analyse pré-randonnée Ski-Doo MX Z XRS 600 E-TEC

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La livraison de nos motoneiges d’essais long terme concorde la plupart  du temps avec l’attente des premiers flocons qui nous permettra ainsi  de faire nos premiers kilomètres avec notre monture. Malgré que cette période nous apparaît interminable, c’est le temps de faire nos diverses observations théoriques sur nos nouveaux étalons, au chaud, dans l’atelier. La MX-Z X-RS est une patiente de choix qui nous permettra d’analyser plusieurs nouveautés que nous n’avons pas encore eu la chance de tester à long terme. Tout d’abord, c’est la première fois que nous faisons l’essai d’une motoneige qui est aussi près des motoneiges de compétition de type « snowcross ». De plus, celle-ci arrive avec plusieurs nouveautés en 2012, dont la nouvelle suspension arrière rMotion. Plusieurs diront à raison que ce n’est pas vraiment LA motoneige utilisée par l’équipe X-Team durant la saison des courses. Cela dit, celle-ci est présentée et équipée pour les besoins « réalistes » du grand public tout en offrant des caractéristiques qui s’adressent à des motoneigistes avertis.

«Modèle 800 sur cette photo»

Le manufacturier Québécois, qui est passé maître  dans la compréhension des attentes des acheteurs de motoneiges, a ajusté son tir depuis quelques années en ce qui à trait à ses séries X et XRS. BRP est conscient qu’une infime partie des acheteurs qui veulent acheter une XRS (et même la version X) ont réellement besoin des caractéristiques d’une motoneige de compétition. Par contre, la majorité de ces mêmes acheteurs recherchent le prestige et la fierté offerte par ces séries limitées. D’ailleurs,  la majorité des manufacturiers offre ce genre de séries sous différentes appellations comme Pro-R et SnoPro. La XRS est donc une motoneige plus accessible qu’auparavant, mais tout de même destinée aux motoneigistes avisés qui aiment la conduite dans des conditions accidentées.

«Modèle 800 dans cette photo»

Basée sur le châssis Rev-XP RS pour « racing sled », la MXZ XRS bénéficie d’une position de guidon avancée, ce qui caractérise la conduite sportive de ce type de modèle. Le châssis qui est renforci, est peint en noire ce qui ajoute au look très réussi de l’ensemble de la motoneige avec ses logos de type compétition et son assortiment de couleurs noire, jaune, blanc et bronze. Ces quatre couleurs se retrouvent sur presque toutes les parties visibles de la motoneige, incluant les pièces de suspension, ce qui contribue au prestige du modèle. Le siège qui s’intègre lui aussi au concept des couleurs, est vraiment réussi au niveau de la qualité du matériel ainsi que de sa conception. Présenté dans une nouvelle version étroite du siège XP, le siège 2012 de la XRS devrait favoriser les déplacements rapides sur la motoneige en conduite sportive. Il y a cependant un risque au niveau du confort lors de longues randonnées de par cette configuration. Le retour d’un compartiment arrière de 5 litres directement intégré au siège nous semble une bonne idée… dans le mesure où c’est une nouveauté.

«Modèle 800 dans cette Photo»

Le tableau de bord et les cadrans sont multifonctionnels incluant l’indicateur électronique de niveau de carburant comme nous y sommes habitués depuis quelques années. Une option d’enregistrement à échantillonnage élevé, unique au cadran de la XRS, sera à explorer cet hiver. Au niveau de la configuration des contrôles des instruments, la XRS se démarque par ses contrôles de type course qui nous frappent de par leur côté « rustique ». Honnêtement, cela jure un peu par rapport au reste de la finition de la motoneige qui pour sa part, est sans reproche. Et que dire du bouton de démarrage/marche arrière qui est tenu par une simple attache de plastique (tie-wrap). Avions-nous réellement besoin d’un bouton de phare à rotations et d’un contrôle des poignées et pouce chauffants uniques des années 80 pour nous convaincre que c’est une motoneige de compétition?  Je vous laisse en être les  juges. En ce qui concerne la protection du pilote, le pare-brise bas de 6 pouces de série équipant la XRS est définitivement inadéquat pour la température du Québec, notre modèle d’essais bénéficiant d’un modèle moyen que nous avons dû acheter en option. L’idée de choisir son pare-brise sans frais au moment de l’achat pourrait être envisagée par les gens de Ski-Doo. Les déflecteurs d’air au niveau des mains sont pour leur part les meilleurs sur le marché avec une bonne rigidité ainsi qu’une bonne grandeur fournissant une réelle protection. Ceux-ci sont également assez éloignés des poignées afin d’éviter d’être obstruant par rapport à la manette de frein dans des cas d’urgence où la manœuvre se fait en une fraction de seconde. De plus, nous ferons l’essai de nouveaux miroirs en 2012 qui sont fixés directement à ces mêmes déflecteurs. Bien intégrés au look à première vue, ils semblent petits mais étant plus près du pilote, ils devraient être efficaces.

En ce qui à trait à la mécanique, notre motoneige d’essais est équipée du maintenant réputé Rotax 600HO E-TEC qui est devenu une référence en matière de consommation de carburant et d’huile à injection, ainsi que par ses faibles émissions de gaz d’échappement. Offerte en option, nous bénéficierons du démarrage électrique qui n’est pas une nécessité avec la technologie E-TEC, mais toujours apprécié par nos pilotes.  Le système de freins Brembo de course avec disques en acier inoxydable doit assurer un freinage efficace de la XRS. Concernant la transmission, la poulie motrice TRA III équipe encore une fois les motoneiges utilisant le Rotax 600 E-TEC, tandis que la poulie menée est la réputée QRS avec système d’ouverture amélioré depuis l’an passé, pour des changements de courroie plus facile.

En matière de suspension, Ski-Doo est en constante évolution depuis plusieurs années, tout comme pour l’amélioration du comportement en sentiers et de la conduite. Les modèles XRS et X sont souvent utilisés pour introduire de nouvelles évolutions comme pour l’année 2012. A l’avant, la suspension à double bras triangulaires est équipée d’amortisseurs KYB Pro 40 R qui sont destinés pour les terrains accidentés. Le système Easy-Adjust pour l’ajustement du rebond à l’avant est le meilleur de l’industrie de par sa grande taille facile à manœuvrer. La bombonne de gaz ressortie donne un look de compétition qui plait à plusieurs, mais elle rend l’ajustement du ressort plus difficile due  à  sa position. L’autre élément qui risque d’influencer le comportement de la conduite est l’arrivée des nouveaux skis Pilot 5.7R. La nouvelle forme de la quille du ski se distingue par ses « lames » de chaque côté qui risque fort d’éliminer le louvoiement en sentiers.

Finalement, la nouveauté attendue est définitivement la suspension arrière rMotion. Montée avec une chenille Ice Ripper XT offerte en option, notre modèle d’essais bénéficie aussi du système Quick Adjust, une réelle évolution en regard de  l’ajustement d’une suspension. Placées de chaque côté du tunnel à l’arrière des marches pieds, les deux manettes d’ajustement contrôlent la pré-charge du ressort ainsi que le rebond de l’amortisseur. Le bloc de transfert lui aussi est muni d’un nouveau système à bouton pressoir afin de faciliter son ajustement. Ce bouton sera cependant soumis à plusieurs intempéries de part sa position et l’effet de formation de glace devra être vérifié. Présenté comme une vraie suspension progressive, c’est à dire que la suspension devient plus rigide à toutes les étapes de sa course, les attentes sont grandes en matière d’évolution de suspension.

Il est maintenant temps de passer des paroles aux actes et donc, mettre à l’épreuve cette nouvelle monture dans différentes conditions. Certes, notre analyse devra être orientée en fonction des objectifs recherchés par ce type de motoneige, mais nous tenterons de rendre  compte du comportement de la XRS de manière à parler à monsieur et madame tout le monde. Soyez des nôtres pour « Les premières impressions » de la MXZ XRS 600 E-TEC.

 

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