GSX 600HO sdi : L’expérience de conduite

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Les dernières semaines ont été consacrées à expérimenter la conduite de la GSX dans des quantités de neige exceptionnelles mais dans des conditions de sentiers passant de bonnes à bosselées à certaines occasions. En effet, les essais ont été menés dans le fantastique « parc d’amusement » des Monts Valins, à 35 minutes de ville Saguenay (Chicoutimi). Comme à tous les débuts de saison, les bénévoles du club Carribou-Conscrit font beaucoup d’effort afin d’entretenir les centaines de Km de sentier en forêt. Mais avec le nombre important de motoneigistes de tous les coins du Québec recherchant la manne blanche, les conditions étaient pour le moins difficiles. Par endroit les sentiers étant sillonnés par plusieurs centaines de motoneigistes en seulement quelques heures. Bref, les conditions idéales pour connaître la vraie nature de notre monture en ce qui a trait à sa manoeuvrabilité.
 
Pour être honnête, nous savions tous depuis déjà quelques années que le châssis REV ne craint guère ce genre de condition. Avec un minimum d’ajustement de la suspension SC-4 à l’arrière et RAS à l’avant (sujet d’un prochain reportage), le GSX se comporte admirablement dans les conditions difficiles et fait honneur à son qualificatif de grande sportive. La position de conduite unique et reconnue du REV est naturellement exceptionnelle et le siège à une fermeté et un support approprié pour la conduite sportive. Mais cette saison, les deux grandes différences sont amenées par de nouveaux skis Pilot 5.7 ainsi que l’abaissement de 1.5 pouce de l’avant de la motoneige via la suspension RAS.
Les skis proposent une nouvelle forme unique avec deux lisses parallèles, une longue au centre et l’autre plus courte, complètement à l’intérieur du ski, vis-à-vis le support vertical. La différence est frappante car contrairement au passé, aucun effet de louvoiement n’est ressenti et la trajectoire de la motoneige est parfaite. C’est un élément essentiel dans des conditions difficiles car l’attention du conducteur doit être à 100% sur les déviations inhérente au terrain et non à compenser le louvoiement causé par les skis eux-mêmes.
Autre élément essentiel, l’abaissement de 1.5 pouce de l’avant de la motoneige. Sur plusieurs centaines de Km en conduite sportive dans des sentiers plus ou moins bosselés, très peu de situations de soulèvement des skis n’ont été ressenties et ce, même en virage serré. Cette motoneige est tellement bien adaptée à une conduite sportive en sentier bosselé qu’il m’arrive de craindre que la prochaine génération de ne soit pas à la hauteur !
 
Globalement, il faut également souligner un élément essentiel que cette motoneige a hérité du REV : la deuxième chance ! Une de mes récentes randonnés s’est effectué dans des sentiers enneigés sur fond mi-mou. Malgré la situation, nous avons adopté un style sportif qui nous a demandé beaucoup de précision dans notre conduite. A quelques reprises, je me suis retrouvé dans une situation de virage avec pente négative comportant deux à trois bosses de 40 à 50 cm. À ce moment, j’ai eu le sentiment pendant une fraction de seconde d’être débalancé. Mais la GSX m’a instantanément redonné la stabilité seulement par un léger transfert de poids ou par une fine correction de ma trajectoire. Contrairement à plusieurs motoneiges essayées dans les mêmes conditions, la GSX offre une maniabilité et une facilité de faire corps avec celle-ci qui peut souvent nous ramener sur le droit chemin quand la situation se corse. C’est cependant à chacun de nous de ne pas abuser de ce que la monture nous offre? Il y a toujours une limite à ne pas franchir.
 
Malgré tous ces bons cotés, un accessoire associé à la conduite devra être amélioré : la position des miroirs. Ceux-ci sont déjà installés par le manufacturier sur ce modèle sport. Par le passé, le pare-brise était fixé au guidon de la motoneige et les miroirs étaient également fixé au pare-brise (et au guidon) ce qui les positionnait à la hauteur du pare-brise. Avec le pare-brise fixe, la décision à été prise de placer les miroirs sur les cotés du capot de la motoneige. Hors, la position choisie se retrouve directement en ligne avec la tête du conducteur et les poigné de la motoneige, derrière celles-ci. Combiné au fait que les miroirs sont relativement petit, le conducteur doit se pencher pour réussir à voir à l’arrière ce qui n’est pas acceptable en conduite sportive. Heureusement, ce problème devrait pouvoir être corrigé facilement par le manufacturier pour l’an prochain. Nous vous conseillons de faire ajuster ceux-ci par votre concessionnaire à votre prochaine visite.
 
En conclusion, l’expérience de conduite de cette GSX rencontre entièrement nos attentes. La facilité avec laquelle cette motoneige se manoeuvre est digne de mention tous comme la précision de la conduite. Celle-ci rend la conduite d’une motoneige beaucoup plus facile, tant pour les motoneigistes aguerris que pour les nouveaux adeptes qui y trouveront un élément sécurisant pour leurs première randonnés.
 
A venir cette saison :
 
– Confort et suspensions
– Performance et consommation
– Instruments et accessoires
– Bilan de la saison
 

Jeff Stoxen nommé spécialiste de produits motoneiges Yamaha