Klim : Une première pour moi

Klim : Une première pour moi

Klim : Une première pour moi - motoneiges - motoneigistes

J’ai le privilège de faire des essais de vêtements et accessoires depuis plus de 15 ans dans le merveilleux monde de la motoneige, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de mettre la compagnie Klim à l’épreuve. Ayant cette opportunité pour 2020, je n’allais pas rater cette chance et ainsi, valider la réputation du manufacturier dans le monde des vêtements et accessoires de motoneige. En discutant avec les représentants de la maison mère de Klim en Idaho, nous avons pris le temps d’analyser le meilleur type de vêtements sur lesquels je pourrais concentrer mes essais. Mon objectif était d’avoir des vêtements et accessoires polyvalents qui pourraient me permettre de faire à la fois du sentier et du hors-piste dans une région où l’on rencontre souvent des températures aussi basses que -30 C. Cela n’est pas une mince affaire, car la plupart du temps, on choisit des vêtements avec peu d’isolant lorsque l’on fait du hors-piste, et c’est l’inverse en sentiers. Après quelques échanges, l’équipe de chez Klim a bien compris mon contexte et m’a fait parvenir le nécessaire afin que je puisse bien profiter de l’hiver québécois. Afin d’avoir une expérience Klim de bout en bout, le manufacturier américain s’est assuré que je sois habillé de la tête aux pieds, mis à part les chaussettes ! J’en fais mention ici, car c’est un des éléments clés au-delà des bottes, afin d’assurer une bonne « gestion » de l’humidité. Qu’à cela ne tienne, je me suis procuré celles-ci chez un détaillant local afin de profiter de l’expérience Klim en totalité. Cela dit, mon analyse se veut plus une appréciation personnelle du rendu des vêtements et accessoires essayés qu’une étude de leurs compositions techniques. Ma croyance est simplement que même si on dispose d’une multitude de technologies qui ont des noms innovateurs, c’est l’expérience pour le motoneigiste qui importe donc, l’efficacité des vêtements et accessoires. L’essai se compose donc d’un habit de neige de deux pièces, d’une combinaison de corps, de bottes et casque de type Snowcross, de lunette et finalement, de paires de gants.

Sous-vêtement Aggressor 3.0

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Avant même d’enfiler votre habit de neige, il est important de vous assurer que la couche qui est directement en contact avec votre corps soit la bonne. Trop souvent, plusieurs motoneigistes font l’acquisition de très bons habits de neige, mais négligent ce vêtement qui est si important. Le pire ennemi du motoneigiste n’est pas le froid, mais bien l’humidité. Or, il est primordial d’avoir un sous-vêtement qui garde la chaleur, mais surtout, qui évacue l’humidité. Le Aggressor 3.0 est le sous-vêtement le plus chaud chez Klim, tout en ayant des propriétés d’évacuation de l’humidité. En plus d’être chaud, le Aggressor 3.0 bénéficie d’une coupe ajustée au niveau du corps tout en demeurant confortable, évitant ainsi l’impression de se sentir pris dans le vêtement. C’est un sous-vêtement très agréable à porter par grands froids si on n’est pas trop actif. Cependant, si vous êtes un motoneigiste faisant essentiellement du hors-piste, celui-ci sera probablement trop chaud pour vous et vous devrez opter pour les versions 2.0 ou 1.0 qui sont mieux adaptées aux plus sportifs.

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Habit de neige Keweenan


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Confectionné dans une couleur classique soit le noir, le Keweenan de Klim a quelques bandes fluorescentes 3M pour la visibilité le soir, ainsi que les logos Klim en jaune qui sont sobrement disposés sur les 2 pièces de l’habit. La confection et la coupe sont très belles et l’habit est bien ajusté à ma taille et ma grandeur tout en étant confortable. À 6 pieds et 185 livres, les pantalons et la veste est de taille « Grande » ce qui est parfait pour moi en me donnant même de la place pour porter une « tek-veste » au besoin. Quand on enfile les pantalons et la veste, on remarque rapidement la qualité de fabrication. Au niveau des fermetures éclair, j’apprécie cette qualité de fabrication tout comme les rabats à velcro qui sont relativement faciles à manipuler, et ce même avec des gants. Au niveau du pantalon, celui-ci est en deux sections qui sont unies par une fermeture éclair à la taille. Cela permet d’enlever la section du haut pour les périodes plus chaudes. L’isolation en Thinsulate du pantalon varie entre 100 et 200 grammes en fonction des parties du corps. Du côté de la veste, j’aime beaucoup la doublure de molleton qui s’enlève, elle aussi, simplement par une fermeture éclaire. Cela agrandit la plage de couverture en termes de chaleur et rend le vêtement plus polyvalent. Les ajustements aux poignets et au cou sont bien faits afin de couper la circulation d’air sans toutefois se sentir étouffés, ce qui m’agace avec certains modèles de vêtement. Du côté imperméabilité, le Keweenan est efficace lors des périodes de pluie ou de verglas, car la membrane de Gore-Tex garde le pilote au sec pendant un très long moment. Grâce à son isolant en Thinsulate de 200 grammes en majorité, je classerais le Keweenan à un 3,5 sur une échelle de 5 en en ce qui a trait à la chaleur. C’est un très bon compromis pour ceux qui veulent faire du hors sentier, tout en ayant un certain niveau de chaleur.

Essai de l’ensemble une pièce PEAK : premier contact

Bottes Adrenaline GTX

Les bottes de motoneige restent pour moi une pièce d’équipement très importante. Tant pour le confort, la protection contre le froid, que de l’aisance à bouger sur le véhicule. Les bottes Adrénaline GTX ont une conception monolithique, c’est-à-dire que la doublure est intégrée à la botte donc, on ne peut la sortir pour la faire sécher. Pour ma part, c’est un élément que j’apprécie moins en général, car si on a une situation où la botte est vraiment mouillée (ex. : épisodes de slush), celle-ci risque d’être plus longue à sécher par rapport aux bottes où l’on peut séparer la doublure. De plus, la fine couche d’air entre la doublure et la botte crée naturellement un isolant supplémentaire. Cela dit, la botte est confortable même si elle est rigide, car celle-ci est conçue pour résister aux dures réalités du hors-piste comme le frottement sur les grippes des marchepieds. À noter la conception lisse de l’intérieur du pied de la botte qui fait en sorte de minimiser le potentiel accrochage. Le fait que celle-ci soit relativement étroite à l’extérieur donne plus d’aisance lorsque l’on doit bouger rapidement. Naturellement, ce ne sont pas les bottes le plus chaudes de l’industrie, mais celles-ci performent quand même bien par temps froids avec une isolation de 600 grammes et une résistance à l’eau inhérente à la membrane en Gore-Tex. Le système de lacets est classique et permet un ajustement plus adapté en fonction de la forme du pied et de la cheville du pilote.

Casque F3 et lunettes Oculus

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En plus de ses couleurs très dynamiques, j’ai beaucoup apprécié le confort du casque Klim F3. C’est l’un des casques les mieux aérés dont j’ai pu faire l’essai, ce qui est idéal en hors-piste afin d’en sortir l’humidité le plus rapidement possible. Cela dit, cette aération limite son utilisation par temps très froids. De plus, le Balaklava Arctique de Klim est nécessaire afin d’en tirer le plein potentiel de ce casque de type Snowcross. Avec un poids relativement léger, je n’ai pas senti la fatigue après plusieurs heures d’utilisation. Quant à elles, les lunettes Oculus font un bon travail au niveau de l’aération, car je n’ai pas eu d’épisodes de buée. La lentille sur fond bleu clair offre une bonne visibilité de jour comme de soir. Cependant, je trouve l’angle de vision un peu étroit sur les côtés par rapport à d’autres modèles dont j’ai fait l’essai par le passé.

Essai de l’ensemble Stoke non isolé de 509

Gants PowerXross et Klimate

En ce qui a trait aux gants, Klim a eu une bonne idée afin de couvrir le spectre de mes besoins… m’offrir deux paires ! C’est logique, car quand on bouge beaucoup sur la motoneige, on a besoin d’un gant plus léger et agile. En plus de générer beaucoup de chaleur en bougeant, on veut avoir une dextérité accrue comme ce qu’offrent les gants PowerXross. Résistants à l’eau, les gants bénéficient d’une légère isolation de 100 grammes et utilisent la technologie Core-Grip sur le côté intérieur de la main. Après quelques heures à s’amuser et lorsque vient le temps de revenir au bercail, on ressent rapidement le froid quand on a plusieurs kilomètres à parcourir. Dans ce cas, les gants Klimate Gauntlet deviennent essentiels afin de se garder au chaud avec une isolation Thinsulate de plus de 150 grammes. Tout comme lors d’une randonnée dans les sentiers lors de journées plus froides, ce sont des gants qui peuvent beaucoup mieux protéger le pilote. Résistantes à l’eau elles aussi, vous aurez tout de même besoin d’utiliser les poignées chauffantes par grands froids si vous n’avez pas de protection au niveau des mains (ex. : pare-brise bas). En plus de leurs qualités lors de températures froides, ils sont très souples et confortables, ce que j’apprécie beaucoup de ce modèle.