La Côte-Nord isolée cet hiver ?

Liste des hôteliers

Un article paru dans Le Soleil confirme les doutes…  Mauvaise nouvelle pour les motoneigistes de la Côte-Nord et pour ceux qui désirent se rendre dans cette région cet hiver.

Le passage des restants de Katrina à la fin du mois d’août, a coupé le sentier Trans-Québec à plusieurs dizaines d’endroits rendant ainsi la traversée de la Côte-Nord en motoneige impossible pour la prochaine saison. Le sentier TQ-3 représente plus de 1 000 km entre Tadoussac et Havre-St-Pierre sur un total de 2 200 km de sentiers dans cette région. 

Monsieur Mario Simard, directeur régional de la Fédération québécoise des clubs de motoneigistes, a constaté les dommages à la fin du mois d’octobre. En conférence de presse il déclare : "On parle de dégâts évalués entre 500 000 et 600 000 $ et c’est sûr qu’on ne sera pas capable de tout réparer cette année. Ce sont surtout des approches de côtes et des ponceaux qui sont sérieusement endommagés ou carrément disparus. Les coupures se trouvent à de nombreux endroits, répartis surtout entre Tadoussac et Sept-Îles, et il y a des places où il vaut mieux changer le tracé de la piste plutôt que de la refaire."

À l’évidence, la saison touristique de motoneige semble très sérieusement menacée selon  Monsieur Simard. La neige approche à grands pas.  C’est le gouvernement du Québec qui paiera la note mais, la réponse n’est toujours pas arrivée.

Monsieur Simard poursuit : "La majorité des sentiers des clubs locaux, qui se trouvent pour la plupart sur des territoires de ZEC, sont corrects parce qu’ils ont été réparés plus vite en raison de la saison de la chasse. C’est sûr qu’il sera possible de faire un petit tour de motoneige ici et là, mais il n’y aura pas de grand voyage."

Quant à Monsieur Denis Cardinal, directeur de l’Association touristique régionale de Manicouagan n’est pas très enthousiaste non plus. "On va encore être obligé d’annoncer au reste du Québec qu’on est isolés. On a fait des investissements en publicité et dans les salons nationaux et internationaux pour attirer une clientèle de l’extérieur afin de faire de la motoneige ici. On fait quoi avec ces gens ?"

Monsieur Cardinal ne peut donner avec précision le montant des retombées économiques engendrées par le passage des motoneigistes de l’extérieur mais, il s’agit de plusieurs millions de dollars. Monsieur Cardinal ajoute "C’est très important pour les hôteliers et les restaurateurs, notamment, et ça procure de nombreux emplois".

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De concert avec la Fédération québécoise des clubs de motoneigistes, l’Association Touristique Régionale continue sans cesse les démarches auprès des ministères des Transports et du Tourisme.

Monsieur Cardinal affirme "Mais c’est demeuré lettre morte pour l’instant. Si on a une réponse rapidement, on pourra au moins réparer un bout du sentier".

Quant à Monsieur Simard, directeur régional de la FCMQ, il explique qu’il a été impossible de constater les dégâts avant. "On ne peut pas patrouiller un sentier de motoneige en camion.  Ça prend des VTT, des bénévoles et du temps pour le faire." Il laisse également entendre que la Fédération pourrait être admissible au même programme d’indemnisation que les ZEC.