Les amateurs de motoneige sont sur le qui-vive

Les amateurs de motoneige sont sur le qui-vive

Acheter une nouvelle motoneige est dans l’esprit de nombreux adeptes de ce loisir hivernal. Les tendances ont évolué au fil du temps. Désormais, place à la performance, à la sécurité et au toute option.

Au magasin Lanteigne Sports de Caraquet, les employés se tiennent en alerte. Ils ont encore quelques semaines de répit. Mais après, ils savent qu’ils feront face à un regain d’activité.

Aussitôt les premières neiges tombées, les amateurs de ski-doo qui cherchent à s’équiper se rueront pour acquérir un nouveau modèle.

«Pour l’instant, les gens viennent surtout nous demander de l’information. Ils prospectent, repartent avec des dépliants. On en accueille une dizaine par semaine», révèle Jean-Maxime Robichaud, vendeur.

Au Nouveau-Brunswick, la motoneige reste populaire; les achats ne faiblissent pas. À Lanteigne Sports, c’est le deuxième plus important domaine après les véhicules tout-terrain, qui s’écoulent, eux, tout au long de l’année.

Avec les années, les modèles de motoneiges se sont modernisés.

«La technologie a progressé. Les constructeurs ont amélioré la fiabilité et la puissance des moteurs. Ils revoient aussi régulièrement le châssis et le design», indique le commerçant de Caraquet.

Dans son magasin, Jean-Maxime Robichaud voit défiler tout type de clientèle (des jeunes et des moins jeunes, des familles, des passionnés…), mais ce loisir de saison reste majoritairement masculin.

La plupart des motoneigistes savent ce qu’ils veulent. Les plus férus s’y prennent à l’avance et n’ont pas besoin de renseignements. Ils passent commande au printemps avec livraison à l’automne.

Kim Haché, de Caraquet, est fier de son nouveau Bombardier sorti d’usine cette année. Tous les trois ou quatre ans, il change de modèle.

«J’en fais beaucoup. Je veux avoir l’esprit tranquille pendant la saison. Ce qui m’intéresse c’est de pouvoir profiter de la garantie», confie-t-il.

Son choix s’est porté sur un ski-doo facilement maniable et léger qui lui permettra d’arpenter les montagnes québécoises.

Jeff Stoxen nommé spécialiste de produits motoneiges Yamaha

«J’aime faire du hors-piste en Gaspésie, avec mes amis. On part une journée, on se fait un pique-nique et on allume un feu.»

Si les engins sont plus performants qu’avant, ils sont aussi plus sécuritaires. Certaines motoneiges pour sentiers présentent une chenille avec des clous intégrés pour un meilleur contrôle en cas de dérapage. Les phares sont plus lumineux, idéal lors d’utilisations nocturnes.

Des ingénieurs planchent déjà sur l’installation d’un système de freins antiblocage (ABS) comme sur les automobiles. Les machines restent cependant chères. Comptez 10 000$ pour une Tundra Sport et près de 18 500$ pour une Renegade XRS (prix hors taxes).

Le bolide de Pierre-Luc Hébert, de Bas-Caraquet, lui a coûté 17 000$. Il l’a acheté neuf en 2016. Grand amateur depuis qu’il est jeune, il voulait être bien équipé.

«J’ai privilégié la puissance. J’ai pris un moteur deux-temps. Je veux ressentir l’adrénaline», explique celui qui travaille dans l’Ouest.

Celles et ceux qui n’ont pas les moyens ou qui ne veulent pas s’endetter sur le long terme ont la possibilité de se tourner vers le marché de l’occasion. C’est ce qu’a fait Pierre-Luc Chiasson, domicilié à Village-Blanchard.

Cela fait trois semaines que son ski-doo de l’année 2013 est entreposé dans son garage. Ce qui l’intéressait? Un engin plus récent que son précédent qui datait de 2004, à faible consommation d’essence et qui offre une bonne adhérence sur la neige. Autre détail qui a fait la différence: son aspect.

«Il est jaune et noir. C’est neutre, ça me correspond. Les dernières motoneiges que je vois ont des couleurs trop voyantes à mon goût.»

Tous ces motoneigistes ont désormais hâte que la saison commence. Ils doivent encore patienter.

«Nos baux de location pour les sentiers ne prennent effet qu’à partir du 15 décembre», rappelle Ronald Lanteigne, le président du club du Nord-Est.

Plus de 200 000 $ pour la construction d’un pont et l’amélioration de la sécurité en motoneige dans les Hautes-Laurentides

Dernière chose nécessaire, et non des moindres: il leur faut de la neige. Sur ce point, dame nature déjoue les pronostics avec un automne des plus cléments.

Mais qui peut prédire ce qu’elle nous réserve pour l’avenir?