L’hiver bien présent au Saguenay-Lac-Saint-Jean

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Si l’hiver a fait faux bond à plusieurs régions du Québec, il s’est toutefois bien installé au Saguenay-Lac-Saint-Jean et les motoneigistes en sont très contents.

 

« Nous avons un hiver normal, avec toute la neige qu’il faut pour pouvoir faire de la motoneige et entretenir notre réseau de sentiers, au grand plaisir des amateurs et des gens qui nous visitent », dit l’administrateur de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec pour la région, Jacques Goulet. « Nous avons amorcé notre saison à temps et nous nous rendrons à la fin de l’hiver comme d’habitude.

« La pluie qui est tombée a fait baisser légèrement nos sentiers à ce moment-là, mais avec la neige qui est tombée par la suite, la situation est rentrée dans l’ordre. La chose la plus comique qui nous est arrivée, c’est que la dernière portion de sentiers qui a été ouverte cette saison était celle du club de Chibougamau. Habituellement, c’est le premier à ouvrir. Maintenant, nos 3 300 kilomètres de sentiers sont ouverts. »

Dans l’ensemble de la région, il y a 16 clubs de motoneigistes qui comptent près de 10 000 membres. « Les bénévoles travaillent très fort pour arriver à entretenir les sentiers de la région. Nos sentiers couvrent de grandes étendues. Les distances sont importantes, ce qui signifie que nos bénévoles travaillent de longues heures, assure M. Goulet. Nous avons connu une augmentation du nombre de cartes de membre dans l’ensemble de nos clubs, surtout en raison de la prévente des cartes de membre, ce qui permettait aux amateurs d’économiser 60 $ sur le laissez-passer saisonnier. Avec cette nouvelle façon d’agir, les clubs ont maintenant un budget disponible à l’avance au lieu d’avoir de la difficulté à commencer la saison. Je dirais que de 65 % à 70 % des cartes ont été vendues avant le 9 décembre cette saison. »

Un nouveau système de financement pour les clubs de motoneigistes du Québec

La sécurité avant tout

Selon l’administrateur, la sécurité demeure une préoccupation de premier plan.

« Nous avons organisé des campagnes de sensibilisation avec nos agents de surveillance et les gens de la Sûreté du Québec pour aller rencontrer les motoneigistes et leur rappeler qu’ils doivent avoir une conduite préventive en tout temps. Il ne faut pas oublier que la motoneige doit se pratiquer de façon responsable si on veut que l’activité perdure.

« Nous avons encore des problèmes avec un petit noyau d’irréductibles qui modifient leurs motoneiges, le plus souvent à l’échappement. Ils nous nuisent en nous faisant perdre des droits de passage, parce qu’ils dérangent les propriétaires de terrains, tout comme les motoneigistes qui respectent la réglementation. »

Faible relève

Le seul problème qui guette les clubs selon ce spécialiste, c’est la relève chez les bénévoles.

« J’ai été président du club de Dolbeau-Mistassini durant de nombreuses années. J’ai pu constater que les bénévoles des clubs sont dédiés. Certains travaillent même des nuits entières pour faire des ponts de glace. Le problème qui nous guette, c’est que les bénévoles vieillissent et que plusieurs lâcheront bientôt. Qui s’occupera du réseau de sentiers, pour le créer, l’entretenir, pour donner aux motoneigistes ce qu’ils désirent l’hiver? Il faut se pencher sur cet aspect de l’activité, sinon l’avenir de la motoneige pourrait être compromis au Québec. »

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