Polaris Indy Adventure 550 : Premières impressions

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L’essai long terme de la toute nouvelle Polaris Indy Adventure 550 est bel et bien débuté et nous avons déjà fait plusieurs centaines de kilomètres en sentiers. Naturellement, il très tôt dans la saison pour en venir à de grandes conclusions, mais déjà quelques faits saillants ont attiré mon attention, ce qui me permet de vous offrir mes premières impressions sur cette nouvelle monture.

D’entrée de jeu, on constate rapidement que les odeurs de moteurs 2 temps sont très présentes, surtout en période de rodage. Depuis plusieurs années, je dois avouer que je m’étais habitué à conduire des motoneiges ayant des moteurs issus des dernières technologies : 4 temps et 2 temps à injection semi-directe ou directe. Toutes ces motoneiges proposaient une consommation de carburant moins gourmande et surtout, des émissions polluantes nettement moins apparentes. Cela dit, restons cohérents car le concept même de cette Adventure est d’offrir un rapport qualité-prix imbattable, ce qui implique principalement une motorisation plus abordable. 

Dans cet ordre d’idées, on apprécie clairement tout l’équipement de série offert par cette motoneige et ce, à moins de 9400$ canadien. Notons le démarreur électrique, une chenille de 144 pouces, coffres de transport offrant beaucoup d’espace ainsi que le tout nouveau siège 1+1 de Polaris qui s’installe et s’enlève en quelques secondes. J’apprécie particulièrement la simplicité, la facilité et la rapidité d’installation du système Lock&Ride de ce siège. De plus, notre motoneige d’essais a été équipée du système d’attaches pour traîneau, ce qui complète l’équipement. 

Le contexte du temps des fêtes était idéal pour mes premiers essais de l’Adventure : plusieurs passagers à transporter, un lot de bagages et un peu de bois à tirer pour le chalet.

Ce qui m’a frappé rapidement en utilisant cette motoneige c’est toute la polyvalence qu’offre celle-ci. Le nouveau système d’entraînement CVTech-Powerbloc 50 qui optimise au maximum la puissance du 550 à refroidissement par ventilateur, tant pour les charges à l’arrière que pour transporter un deuxième passager. C’est une motoneige qui semble pouvoir répondre à plusieurs besoins grâce à sa configuration typique de la série Adventure. La suspension arrière semble un peu rigide en présence du pilote seulement mais à l’inverse, elle travaille très bien avec un passager à l’arrière !  Je vais tenter de faire des ajustements lors de mes prochains essais.

Essai de la Arctic Cat RIOT 8000 2022

Autre fait marquant, nous avons eu « la chance » de faire des démarrages à froid le matin pendant quelques jours à des températures extrêmes. Je me suis alors rappelé ce que les gens de Polaris nous avaient dit lors de la présentation des séries Indy Voyager et Adventure 550 : Un des marchés « cible » pour ces motoneiges sont les régions plus éloignées nécessitant des motoneiges moins capricieuses et demandant peu d’entretien. À  -44c sans les vents, j’ai donné 3 coups de corde pour dégeler le vilebrequin du 550 et ensuite, étrangleur ouvert, le démarreur électrique a fait rapidement démarrer le 2 temps à carburateurs. Bref, là ou plusieurs motoneiges issues de nouvelles technologies n’ont pas voulu démarrer, l’Adventure 550 était au rendez-vous !

Il reste encore plusieurs kilomètres à parcourir avec ma monture et bien entendu, plusieurs types de conditions à rencontrer. J’aurai l’occasion de faire des randonnées en sentiers ainsi qu’en dehors des sentiers battus afin d’évaluer toutes les possibilités et la polyvalence que celle-ci semble vouloir m’offrir. Notre prochaine chronique présentera une évaluation plus détaillée des différentes caractéristiques de notre motoneige d’essais.

 

Auberge du Draveur - Motoneige