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La 650 TITAN Adventure 2025 en hors-piste : un tour du chapeau complet pour cette motoneige multisegment

Cette saison a été marquée par des conditions météorologiques imprévisibles. Aujourd’hui, je vous présente la troisième partie des essais de la nouvelle version du Polaris 650 TITAN Adventure. Après avoir évalué ses capacités utilitaires et son comportement en sentier, les importantes chutes de neige de février dans les monts Valin m’ont offert le terrain de jeu idéal.

Comme mentionné dans mes articles précédents, il est rare qu’une motoneige performe aussi bien dans trois types d’utilisation. Pourtant, pour les acheteurs de motoneiges à chenille de 20 po, la capacité à affronter la neige profonde est essentielle, car ils sortent souvent des sentiers battus.

Dans les sous-bois, le véhicule a souvent tendance à piquer dans les trous prêts des arbres. La poignée centrale sur le guidon est essentielle pour tirer et redresser la motoneige.

Que ce soit pour rejoindre un chalet ou simplement s’amuser en montagne, ces passionnés ont des attentes élevées, tout comme moi. Lors de mes patrouilles, il n’est pas rare de voir une épaisse couche de neige de 6 pi, 8 pi ou même 10 pi sur le sol. Bien sûr, certaines couches sont durcies, mais on finit souvent par les traverser, plongeant alors dans un véritable « enfer blanc »… et c’est exactement ce que je recherche!

Un équilibre quasi parfait

Je conduis des motoneiges de type Widetrack depuis plus de 30 ans et j’ai rapidement compris que la répartition du poids était un facteur clé dans la neige profonde. Dès sa conception, un mauvais équilibre peut compromettre les performances hors-piste d’une motoneige, notamment si l’avant du véhicule est trop lourd.

La nouvelle génération de la TITAN illustre parfaitement ce qu’une motoneige de ce segment doit être. Grâce à l’adoption du châssis Matryx, dès qu’on accélère en neige profonde, l’avant du véhicule se soulève et le poids est transféré sur la chenille. L’ajustement de la suspension joue un rôle, mais il ne peut compenser une mauvaise répartition des masses.

Dans les grandes montés de face, la nouvelle TITAN Adventure est à son meilleur, car le pilote peut reculer afin de reprendre de la vitesse et monter plus haut.

Sur la nouvelle TITAN Adventure, la traction est impressionnante et la chenille ne perd pas de tours, car le transfert de poids est instantané. Cet avantage est également utile en marche arrière. Si le poids repose trop sur l’avant, le véhicule doit tirer une charge importante, ce qui crée une grande traînée. Sur la TITAN Adventure, celle-ci est minimale, ce qui permet de reculer plus facilement dans la neige profonde.

L’inclinaison native de la suspension Backtrak à l’arrière est aussi un atout, que ce soit pour reculer ou pour repartir vers l’avant en neige profonde. En marche arrière, elle s’incline encore plus pour monter sur la neige. En marche avant, cette même inclinaison facilite encore davantage le transfert de poids et provoque le soulèvement de l’avant du véhicule.

L’ADN d’une RMK

J’ai passé beaucoup de temps dans les sous-bois avec la TITAN Adventure. J’avoue que sa maniabilité dans ces environnements serrés m’a impressionnée. Mais elle excelle aussi dans les grands espaces, où sa conduite se rapproche de celle d’une motoneige de montagne.

Rapidement, j’ai été surpris par sa réactivité. En appuyant simplement sur les marchepieds dans la poudreuse, on change de direction sans effort. Dès que le pilote déplace son poids, la TITAN Adventure répond immédiatement. Son comportement se rapproche de celui d’une RMK, à mon avis. C’est une autre preuve que ses 667 lb sont très bien réparties.

Même avec des amies qui chevauchent des motoneiges de montagne, la Polaris 650 TITAN Adventure est capable de participer aux randonnées extrêmes.

Je me suis même amusé à faire quelques « beignets » (doughnuts) sur des lacs enneigés. Avec un contre-braquage bien dosé, la motoneige se manie avec agilité. J’ai testé ses limites dans des montées abruptes et serrées, et le châssis a réagi avec une rapidité surprenante. Toutefois, en position très inclinée, les panneaux plus larges à l’avant augmentent la traînée, ce qui ralentit le véhicule et réduit la traction.

La chenille Cobra de 1,8 po travaille bien en offrant une bonne adhérence en neige profonde. Bien que j’apprécie le moteur Patriot 650, un peu plus de puissance ne serait pas de trop dans ces conditions. Si vous envisagez principalement ce type d’utilisation, le Patriot 850, prévu pour 2026, pourrait être un choix plus adapté. Mais pour tout le reste, les 135 ch de ma monture sont largement suffisants.

Quelques ajustements mineurs

Je ne peux pas passer sous silence le choix des rétroviseurs sur le Polaris 650 TITAN Adventure. Ils ne sont pas adaptés à une utilisation hors-piste. Dans les sous-bois, ils sont exposés aux branches et aux obstacles, ce qui peut les rendre rapidement inutilisables. De plus, les pilotes de motoneiges hors-piste doivent souvent se déplacer rapidement. Les rétroviseurs deviennent alors un véritable handicap.

Dès le début de la saison, j’ai compris qu’il me faudrait les remplacer par un modèle plus adapté. J’ai aussi constaté que l’absence d’une poignée centrale sur le guidon me manquait cruellement en hors-piste. Avec une chenille de 20 po, il faut fréquemment redresser la motoneige lorsqu’elle s’incline trop d’un côté. L’utilisation de ce type de poignée devient rapidement essentielle.

Comme on peut le voir sur la photo, la TITAN Adventure vient de série avec des rétroviseurs très efficaces en sentier, mais aussi très encombrants en hors-piste.

J’ai donc investi dans cet équipement indispensable. Pour moins de 70 $, cet équipement simple m’a beaucoup facilité la vie. Un autre accessoire essentiel est la manette des gaz à gauche, non proposée par le fabricant. Le « Gold Finger* » s’avère très utile lorsque la motoneige est beaucoup inclinée sur la droite et qu’il faut tirer sur le guidon tout en accélérant légèrement. Ces petits ajustements, abordables, rendent le véhicule bien plus performant et adapté en hors-piste.

*Ce genre d’accessoire peut nécessiter une période d’ajustement et ne pas convenir à tout le monde. Avant d’installer ce genre de modification, assurez-vous de bien vous informer et de faire preuve de prudence.

Conclusion

Après plus de 3 500 km d’essais dans diverses conditions, j’ai désormais une vision claire de la Polaris 650 TITAN Adventure. Rien n’est parfait dans le monde de la motoneige, mais ce modèle redéfinit les standards en matière de polyvalence. Que ce soit en sentier, pour le travail ou pour s’amuser dans la neige profonde, ce véhicule ne se contente pas de bien faire : il excelle.

La nouvelle TITAN Adventure sur le châssis Matryx n’a pas peur d’aller dans la neige profonde.

Le moteur Patriot 650 offre une très bonne puissance tout en restant doux et agréable à piloter. Sa consommation d’essence et d’huile est bien plus avantageuse que celle de l’ancienne génération, équipée du moteur de 800 cm3.

Ces dernières années, les motoneiges à chenille de 20 et 24 po ont grandement gagné en popularité, notamment au Québec et au Canada. Cette nouvelle génération de TITAN repositionne Polaris comme un acteur clé du marché. C’est aussi une preuve supplémentaire de l’intérêt du constructeur du Minnesota pour le marché québécois.


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