Au cours des derniers jours, j’ai pris possession de ma ZR 600 ES EPS 2026, une motoneige fournie directement par Arctic Cat dans le cadre d’un essai à long terme. Nous sommes très heureux de voir Arctic Cat revenir parmi nos partenaires et, pour la saison en cours, c’est moi qui aurai la responsabilité (la chance) de rouler et d’évaluer cette unité sur une base régulière.
Conditions d’essai représentatives en sentier québécois
Lors de cette première sortie, j’ai parcouru environ 220 kilomètres au total. De ce nombre, environ 50 kilomètres ont été effectués dans des conditions plus bosselées. Il y avait beaucoup de neige démêlée. Le passage des motoneigistes au cours des deux jours précédents a favorisé la formation de bosses.
Pour le reste de la randonnée, les conditions étaient excellentes. On retrouvait majoritairement des sentiers très bien entretenus, avec un fond durci, très plat, et peu ou pratiquement pas de bosses. Les seules que j’ai pu remarquer se retrouvaient dans les virages serrés du côté intérieur des courbes ainsi qu’au pied de certaines côtes plus prononcées.
Lors de cette randonnée, le mercure oscillait entre -10 et -15 degrés Celsius, selon l’endroit et l’altitude. Le trafic était modéré, ce qui a permis de profiter pleinement des conditions et d’obtenir un contexte idéal pour ce premier contact avec la motoneige.

Plateforme Catalyst facile à apprivoiser : ergonomie et position de conduite
Dès les premiers kilomètres, une chose est évidente : on s’habitue très rapidement à la plateforme Catalyst. La position de conduite est naturelle, intuitive, et inspire confiance.
Elle me rappelle d’ailleurs beaucoup la position qu’on retrouve sur le châssis Matryx de Polaris. Ceux qui apprécient cette ergonomie vont se sentir immédiatement à l’aise sur le Catalyst.
La position de conduite est relativement droite, offrant une excellente visibilité sur le sentier. On se sent bien positionné, bien centré sur la motoneige, ce qui rend la conduite agréable et peu fatigante, même sur une bonne distance.
Moteur C-TEC2 600 nerveux et surprenant : performances et comportement
Depuis plusieurs années, je n’avais pas conduit une motoneige équipée d’un moteur 600 lors d’un essai à long terme. Ce premier contact avec le C-TEC2 600 m’a donc ramené dans l’univers des moteurs intermédiaires… et, honnêtement, j’ai été très agréablement surpris.
Le moteur, nerveux et réactif, dégage un très beau son, en particulier quand on appuie sur l’accélérateur à l’arrêt. Ce moteur existe depuis un certain temps chez Arctic Cat. Il a cependant bénéficié de certaines améliorations au fil des années. J’étais donc curieux de voir comment il se comporterait dans les sentiers québécois. Jusqu’à présent, je penche vers un verdict très positif.
Les reprises sont franches, les accélérations soutenues et il n’y a aucune hésitation. En sortie de virage, lorsque j’écrase l’accélérateur, la ZR répond immédiatement. Évidemment, on ne parle pas d’un 800 ou d’un 850. Mais, pour un moteur 600, les performances m’impressionnent franchement.
J’aimerais tout de même ouvrir une petite parenthèse. Selon moi, un moteur 600 ou 650 représente un excellent compromis pour une très grande majorité de motoneigistes. L’un des grands avantages de ce type de motorisation, c’est la consommation. Effectivement, moins de puissance brute signifie généralement moins d’essence et moins d’huile consommées. Évidemment, la consommation est naturellement plus élevée pendant la période de rodage. Mais je m’attends à une amélioration notable une fois le rodage complété, surtout en comparaison avec les anciens moteurs 800 ou 850 d’Arctic Cat.

Transmission et embrayage de la ZR 600 EPS : douceur et efficacité
Du côté de la transmission de la ZR 600 EPS, les poulies travaillent de façon exemplaire. Je n’ai noté aucun bruit suspect ou de coup à l’embrayage ni à l’accélération ou au départ de l’arrêt. Le fonctionnement est très doux, progressif et bien calibré.
Le moteur semble être utilisé de manière optimale : il n’est ni surchargé ni sous-utilisé. L’ensemble moteur-transmission est cohérent, efficace et inspire confiance pour une utilisation à long terme.
Direction assistée EPS : précision et fatigue réduite
Ma ZR 600 EPS est équipée de la direction assistée électronique (EPS). Je l’ai remarqué dès les premières manœuvres. À basse vitesse ou à l’arrêt, le volant se tourne facilement, sans que ça soit excessif. En conduite normale, l’EPS permet de conserver une direction précise sans générer de fatigue, même dans les virages plus appuyés. Je vais m’attarder à la rétroaction qu’offre cette direction lors de mes prochaines sorties.
Les doubles lisses sur les skis de la ZR sont de longueurs différentes de chaque côté. Avec un mordant bien présent, la direction précise n’a pas occasionné de ski-lift pour le moment. Évidemment, la saison est encore jeune et les conditions vont évoluer. J’ai bien hâte de voir comment la motoneige va se comporter avec une adhérence encore plus marquée et dans des entrées de virage plus agressives.

Ergonomie et poste de conduite de la ZR 600
Les cale-pieds larges offrent beaucoup d’espace pour les bottes, sans jamais donner l’impression d’être coincé. Par contre, la présence du carter de chaîne d’un côté et du système de freinage de l’autre fait en sorte que les jambes sont légèrement plus écartées que ce que je préfère personnellement. Ce n’est pas un défaut majeur, mais j’aurais aimé pouvoir serrer un peu plus le tunnel de la motoneige avec les jambes.
Je trouve le siège confortable. Son gabarit étroit facilite les changements de position. Toutefois, j’aurais apprécié quelques pouces de plus en longueur. Étant donné ma stature, je me retrouve assis assez près de l’extrémité arrière du siège, ce qui limite légèrement le confort sur de longues distances.
Le guidon, tel qu’ajusté par le concessionnaire, est un peu élevé à mon goût. Je prévois donc de le rabaisser légèrement afin d’optimiser ma position de conduite et améliorer la visibilité du tableau de bord.
Tableau de bord minimaliste Arctic Cat : affichage et lisibilité
Le cadran est simple, facile à lire, mais offre un minimum d’informations. Arctic Cat propose un affichage plus complet en option, mais sur notre unité d’essai, on est manifestement dans le minimalisme.
Selon ma position de conduite, il arrive que le guidon masque partiellement le cadran. De mon point de vue, l’angle d’inclinaison semble davantage pensé pour un pilote très avancé sur la motoneige. Ce n’est pas rédhibitoire, mais un ajustement du guidon devrait corriger en partie la situation. C’est à suivre.
Suspension de la ZR 600 EPS : premiers réglages
Pour ma première sortie avec la ZR 600 EPS, j’ai décidé de garder les réglages de suspension d’origine. À l’avant comme à l’arrière, les performances sont généralement bonnes. Cependant, il est clair que je devrai ajuster la suspension arrière au fil des prochaines sorties.
Comme je pèse 230 lb, je sollicite davantage la suspension que les réglages originaux. Ce premier contact servait avant tout à établir une base. Les ajustements viendront progressivement afin d’adapter la motoneige à mon style de conduite et à ma physionomie.

Conclusion : premières impressions sur la ZR 600 EPS 2026
Ce premier contact avec la ZR 600 ES EPS 2026 est plus que concluant. D’abord, la plateforme Catalyst est intuitive et le moteur C-TEC2 600 surprend par son dynamisme. Puis, la direction assistée apporte un réel confort et l’ensemble moteur-transmission est remarquablement doux et efficace.
Mes essais se poursuivront au cours des prochaines semaines. Je vais certainement apporter des ajustements à la suspension alors que j’approche de la fin du rodage. De plus, les conditions de sentiers sont appelées à évoluer. Vous pourrez suivre l’évolution complète de cet essai à long terme sur Motoneiges.ca, ainsi que nos impressions ponctuelles sur nos réseaux sociaux.
Sur ce, je vous souhaite une excellente saison… et j’ai déjà hâte à la prochaine randonnée.




