Certification environnementale des sentiers c’est quoi?

Certification environnementale des sentiers c’est quoi?

Le 8 mars dernier la FCMQ et ses partenaires annonçaient le nouveau programme de certification environnementale des sentiers de motoneige du Québec. Tous les tronçons du réseau de 33 000 km qui rencontreront certains critères bien définis se verront attribuer l’appellation « éco Sentier » démontrant ainsi que ces parties du réseau, traversant des territoires publics ou privés, respecteront les normes environnementales provinciales et locales. 

Depuis 2011, la Fédération rend disponible aux clubs de motoneiges du Québec un Guide d’aménagement et d’entretien des sentiers de motoneige. Ce document de 142 pages s’adresse aux planificateurs et bénévoles des clubs de motoneige et les informe sur les enjeux environnementaux de l’aménagement des sentiers en milieux urbain, rural, agricole et forestier, tant sur les terres privées que sur les terres de l’État. 

Ce Guide, est un outil destiné aux planificateurs et aux équipes en sentiers qui leur permet d’évaluer les meilleurs choix de tracés pour s’assurer d’une protection optimale des personnes, de la faune, de ses habitats et des biens. Un tracé doit optimiser à la fois la sécurité des utilisateurs, la tranquillité des riverains, contourner les habitats fauniques fragiles, prévenir l’érosion et l’artificialisation des rives des cours d’eau, protéger les milieux humides importants. Aussi le Guide réfère à l’utilisation de techniques et de matériaux environementalement acceptables. Aussi les Lois et règlements du Québec, des Municipalités régionales de comtés et des municipalités locales y sont bien expliqués afin que les tracés respectent ces critères et obtiennent les autorisations préalables. Ce guide très intéressant pour les personnes impliquées est disponible sur le site web de la FCMQ. 

http://fcmq.qc.ca/wp-content/uploads/2015/12/FCMQ_guide-amenagement-entretien_VF.pdf

Un autre outil fort utile aux clubs de motoneige est le Guide d’évaluation environnementale pour un développement durable des sentiers de motoneige. Ce document résume bien et de façon fort compréhensible pour les planificateurs de sentiers, indique comment trouver l’information nécessaire pour évaluer les tracés qui s’harmoniseront avec les différents milieux et avoir moins d’impact sur l’environnement. Ce guide préparé par la FCMQ et ses partenaires est également disponible sur le site de la FCMQ. 

Comment se faire rembourser l’ASSURANCE RESPONSABILITÉ CIVILE incluse avec notre droit d’accès de FCMQ?

http://fcmq.qc.ca/wp-content/uploads/2015/12/FCMQ_guide-valuation-environnementale_VF.pdf

Avec ces deux documents les clubs ont maintenant tous les outils pour mettre en place de nouveaux sentiers environnementalement acceptables et effectuer les correctifs aux sentiers existants. 

Mais ou prendre l’argent pour réaliser ces objectifs environnementaux?

C’est là que les partenaires entre en jeu. Outre les revenus des droits annuels prélevés pour utiliser les sentiers, chaque propriétaire d’une motoneige immatriculée sera appelé à contribuer à un fond géré par la Fondation de la Faune du Québec (FFQ) comme elle le fait déjà depuis longtemps avec les redevances des permis de chasse et pêche. On estime à 500 000 le nombre de véhicules hors-route, dont 180 000 motoneiges plaquées, qui contribueront année après année à ce programme par les droits d’immatriculation. La FFQ est ainsi en mesure de financer les aménagements de sentiers qui ont comme objectif la protection de la faune, de ses habitats incluant les cours d’eau traversés par ces sentiers. Autrement dit, la FFQ pourra contribuer jusqu’à 70% des coûts nécessaires à la stabilisation et à la régénération des rives des cours d’eau qui seront traversés par un sentier de motoneige. Comme l’érosion est plus visible et accentuée en saison sans neige, il devient important de s’assurer que l’assise du sentier est bien stabilisée en tout temps pour ne pas causer de préjudice à l’environnement. Dorénavant cette façon de faire évitera aussi au club de motoneige d’avoir à tout recommencer à chaque année à la suite des crues ou de pluies abondantes. Ce fond d’aide de la FFQ aura des retombées non seulement sur les clubs de motoneige mais sur tout le milieu. Depuis 2012, la FFQ a déjà contribué pour 850 000$  dans des projets.

Le Ministère des Transports, dorénavant appelé Ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports du Québec, continuera à soutenir la FCMQ et la Fondation de la Faune du Québec pour libérer des argents nécessaires au réaménagement et à la certification des sentiers afin d’être reconnus comme éco Sentiers. Le MTQ a déjà investi quelques millions dans le programme de stabilisation des rives pour les traverses de sentiers pour des projets issus des clubs de motoneiges. 

Technologie coup de cœur : le dispositif 7s

Des résultats très encourageants : 

Trois clubs de motoneiges dont les sentiers circulent dans des milieux environnementaux fort différents ont participé aux premiers essais et les résultats sont très encourageants. Déjà 350 km de sentiers sont certifiés à ce jour ce qui incite la FCMQ à lancer le programme pour l’ensemble des clubs de motoneiges qui entretiennent le réseau de 33 000 km de sentiers à travers le Québec. 

Qui fera l’évaluation des sentiers de motoneige et à quel rythme?

Nature-Action qui a collaboré à la réalisation des deux guides est aussi appelé à évaluer les résultats sur le terrain. Rappelons que ce programme éco-Sentier est offert aux clubs de motoneige et l’adhésion se fera sur une base volontaire. 

La FCMQ entend prioriser en premier lieu les sentiers interrégionnaux Trans-Québec qui en 2015 comptent 13 687 km. L’objectif du programme est de vérifier 2 500 km de sentiers par année.

L’appellation éco Sentier pour les sentiers de motoneiges est une première au Canada et est même unique au monde. Cette certification vous la remarquerez de plus en plus tout au long du réseau québécois. Par ailleurs le développement de la technologie pour améliorer les motoneiges s’affirme et celles-ci laissent de moins en moins d’empreinte environnementale  sur les paysages époustouflants du Québec autrement inaccessibles hors saison hivernale. Notre réseau de sentiers est plus important en kilométrage que le système routier du Ministère des Transports. Il faut le préserver, le normaliser et le mettre en valeur.