Des profits records et de bonnes prévisions pour BRP

Des profits records et de bonnes prévisions pour BRP

Après avoir engrangé des profits ajustés records au cours du dernier exercice en dépit de l’hiver doux et de l’économie morose dans l’Ouest canadien, BRP s’attend à une autre bonne année.

Le constructeur des véhicules récréatifs Ski-Doo, Sea-Doo et Can-Am a réalisé des profits normalisés d’environ 200,8 millions pour l’ensemble de l’exercice, ou 1,71 $ par action, en plus de voir ses revenus grimper de 8,6 %, à 3,8 milliards.

Son bénéfice net a toutefois reculé, passant de 70,1 millions à 51,6 millions.

Cette performance a néanmoins été bien accueillie par les investisseurs, puisqu’à la Bourse de Toronto, hier après-midi, l’action de BRP a bondi de 18 %, finissant la journée à 18,95 $.

« Nous croyons être en bonne position pour faire face à une économie incertaine », a expliqué le chef de la direction de l’entreprise établie à Valcourt, José Boisjoli, au cours d’une conférence téléphonique.

Pour l’exercice qui vient de débuter, BRP prévoit entre autres que la croissance de ses recettes oscillera entre 4 et 8 % grâce au lancement de nouveaux produits, surtout dans la catégorie des véhicules côte à côte.

CONCURRENCE FÉROCE

Outre la gamme variée de véhicules récréatifs, le grand patron de l’entreprise fonde son optimisme pour la prochaine année sur l’ajout de 105 nouveaux concessionnaires à son réseau ainsi que sur la progression de sa marque partout dans le monde.

Toutefois, si les perspectives sont bonnes dans l’ouest de l’Europe, la Scandinavie et l’Asie-Pacifique, la situation est différente dans l’Ouest canadien, l’Amérique latine et la Russie – le troisième marché en importance de l’entreprise.

« Bien que les États-Unis représentent un marché en santé, la concurrence est très féroce », a aussi fait remarquer M. Boisjoli aux analystes financiers.

Au Canada, les ventes au détail ont affiché un recul de 4 %, à 700 millions, au cours du dernier exercice, principalement en raison de la morosité économique dans l’Ouest.

Malgré tout, BRP estime avoir gagné des parts de marché même si les faibles précipitations de neige en Amérique du Nord ont freiné les ventes de motoneiges. Dans l’industrie, le recul a été d’environ 10 %, alors que dans l’Ouest canadien, il a atteint 25 %.

Cela a été compensé par l’essor de ses véhicules Can-Am, une catégorie pour laquelle l’entreprise s’est engagée à lancer un nouveau modèle côte à côte tous les six mois pendant les quatre prochaines années.

En réaction aux prévisions en vue de l’exercice qui vient de débuter, Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale, a relevé à 23 $ son cours cible pour l’action de BRP.

« Nous sommes conscients de la vive concurrence et des difficultés de certains marchés, mais nous croyons que le prix actuel du titre continue de refléter une vision trop pessimiste », a écrit l’analyste dans une note envoyée par courriel.

ATTENTES SURPASSÉES

Au quatrième trimestre terminé le 31 janvier, BRP a affiché une perte nette de 28,7 millions, ou 25 cents par action, par rapport à un profit de 8,5 millions, ou 7 cents par action, à la même période en 2016.

En excluant les éléments non récurrents, le profit normalisé s’est établi à 86,8 millions, ou 75 cents par action, en recul de 25 % comparativement à il y a un an.

Stimulé par un gain de 98 millions lié à la force du dollar américain, le chiffre d’affaires de BRP a affiché une progression de 3,8 % pour s’établir à 1,11 milliard.

Cette performance trimestrielle a surpassé les attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient en moyenne sur des recettes de 1 milliard ainsi qu’un profit normalisé par action de 68 cents.

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