Février : mois des blessures en motoneige

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Les nouvelles données publiées aujourd’hui par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) indiquent que les hôpitaux traitent plus de blessures liées à la motoneige en février qu’à tout autre moment de l’année. En 2003-2004, les incidents de motoneige représentaient la cause principale de blessures liées aux activités récréatives et aux sports d’hiver traitées dans les unités spécialisées en traumatologie. Ces incidents totalisaient 41 % des blessures par comparaison à celles liées à la planche à neige (20 %), au ski (20 %), au hockey (9 %), à la luge (7 %) et au patinage sur glace (3 %). La plupart des admissions à la suite de blessures graves liées à la motoneige en 2003-2004 se sont produites en février (34 %) et en janvier (23 %). Une tendance semblable se dessine du côté des admissions dans les hôpitaux généraux dans l’ensemble du pays, soit 32 % en février et 18 % en janvier. Il en est de même pour les admissions dans les services d’urgence de l’Ontario en raison de blessures liées à la
motoneige qui ont aussi atteint un sommet de 35 % en février et de 28 % en
janvier.

"Le rapport que l’ICIS publie aujourd’hui s’appuie sur des renseignements de sources diverses afin de brosser un tableau réaliste des blessures liées à la motoneige au Canada", annonce Mme Margaret Keresteci, gestionnaire, Registres cliniques de l’ICIS. "Non seulement pouvons-nous savoir quand ces blessures ont tendance à se produire, mais nous pouvons également savoir quel groupe d’âge est le plus à risque."

Les données montrent que les jeunes sont les plus à risque de subir des blessures graves lors d’un incident en motoneige. L’indice de gravité de la blessure (IGB), une échelle reconnue partout dans le monde, indique que les personnes de moins de 20 ans ont subi les blessures liées à la motoneige les plus graves. La plupart de ces patients présentaient des blessures multiples, les blessures orthopédiques et crâniennes étant les traumatismes les plus fréquents. En 2003-2004, les patients les plus souvent traités dans les hôpitaux généraux avaient entre 20 et 39 ans, tandis que ceux le plus souvent traités dans les services d’urgence de l’Ontario avaient entre 15 et 19 ans (16 %) et entre 35 et 39 ans (13 %).

Le chroniqueur Patrick Roch se joint à l’équipe de Motoneiges.ca

En 2000-2001, 137 patients ont été admis dans les unités spécialisées en traumatologie pour des blessures graves à la suite d’incidents en motoneige. Au cours des trois années qui ont suivi, le nombre d’admissions a fluctué : il est passé de 88 en 2001-2002 à 103 en 2002-2003 pour redescendre plus récemment à 101 en 2003-2004. La durée moyenne du séjour dans les hôpitaux spécialisés en traumatologie pour ce type de blessures était d’environ 11 jours en 2003-2004, ce qui représente presque le double de la durée du séjour pour des admissions en raison de blessures moins graves. Plus de trois quarts (80 %) des personnes qui ont subi ce genre de blessures étaient des hommes. Plus d’un cinquième de ces patients a eu recours à un respirateur artificiel.

Bien que les unités spécialisées en traumatologie traitent les blessures les plus graves, les hôpitaux généraux admettent quand même de nombreux patients qui souffrent de blessures liées à la motoneige. En 2003-2004, 788 personnes ont été hospitalisées à la suite d’incidents en motoneige, et la durée moyenne de leur séjour se chiffrait à six jours. Parmi ces admissions, les blessures les plus fréquentes étaient de nature orthopédique (77 %), suivies des blessures internes (50 %) et des blessures multiples.

L’alcool, souvent en cause lors des blessures liées à la motoneige
Dans les cas où le taux d’alcoolémie a été relevé, l’alcool était en cause dans près de la moitié des admissions (49 %) pour un traumatisme grave en 2003-2004. Ce taux représente presque le double de celui enregistré en  2000-2001 (26 %). Parmi les personnes qui présentaient un taux d’alcoolémie supérieur à la limite, 91 % conduisaient la motoneige. Plus du tiers (39 %) des personnes hospitalisées ont eu recours à un respirateur artificiel et la durée moyenne de leur séjour était plus de trois fois (33 jours) celle du séjour des personnes admises dans une unité spécialisée en traumatologie en raison de blessures liées à la motoneige qui ne présentaient pas d’alcool dans le sang.

Entre conducteurs et passagers, différents types de blessures
Selon les pointages de l’IGB, les conducteurs de motoneige ont tendance à subir les blessures les plus graves. Ces blessures résultent généralement d’un écrasement et la majorité d’entre elles touchent les membres inférieurs ou la colonne vertébrale. Les passagers seraient plutôt éjectés de la motoneige et ont tendance à nécessiter des soins à la suite de blessures orthopédique et crânienne. Les données montrent également que la grande majorité (87 %) des blessures se sont produites sur des terrains privés, y compris dans les sentiers, tandis que 13 % ont eu lieu sur les routes.

Action concertée entre les clubs de motoneigistes et les unions de producteurs agricoles (UPA)

"L’adepte de balades à motoneige a l’entière responsabilité d’éviter les incidents", déclare Mme Louise Sherren du programme de sécurité à motoneige de l’Alberta (Sled Safe Program, Alberta Snowmobiling Association). "Ces nouvelles données ne font que mettre en évidence l’importance de prendre toutes les précautions possibles lorsqu’on pratique des sports d’hiver."

Uniquement en Ontario, 1 728 personnes ont été admises dans les services d’urgence en 2003-2004 en raison de blessures liées à la motoneige. Il s’agit là d’une moyenne de 16 patients par jour pendant la saison hivernale. La plus grande proportion de ces incidents (26 %) se produit à la brunante et surtout la fin de semaine (25 % le samedi et 24 % le vendredi).

Pour la première fois, évaluer l’ensemble et la gravité des blessures
Le rapport s’appuie sur les renseignements tirés de trois sources de données gérées par l’ICIS, soit le Système national d’information sur les soins ambulatoires (SNISA), le fichier minimal du Registre national des traumatismes (RNT) et le fichier étendu du RNT, pour évaluer l’ensemble et la gravité des blessures liées à la motoneige. Lorsque les données de ce  apport ont été recueillies, ni le Manitoba, ni le Québec n’avaient de fichier  tendu accessible. Seule l’Ontario présentait des statistiques sur les  dmissions dans les services d’urgence liées aux motoneiges. Le rapport ne  ontient pas de données sur le nombre de décès qui se sont produits sur les lieux de l’incident.

À propos de l’ICIS
L’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) recueille de l’information sur la santé et les soins de santé au Canada, l’analyse, puis la rend accessible au grand public. L’ICIS a été créé par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux en tant qu’organisme autonome sans but lucratif voué à la réalisation d’une vision commune de l’information sur la santé au Canada. Les données que l’ICIS rassemble et les rapports qu’il produit éclairent les politiques de la santé, appuient la prestation efficace de services de santé et sensibilisent les Canadiens aux facteurs qui contribuent à une bonne santé. Son objectif : fournir de l’information opportune, exacte et comparable.

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Auberge du Draveur - Motoneige