La fermeture du sentier 355 provoque des réactions

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La fermeture du sentier 355 reliant Saint-André à la Mauricie provoque bon nombre de réactions. Le maire de la municipalité de Lac-Bouchette, André-Guy Laroche, qui chaque année reçoit plusieurs motoneigistes de la Mauricie qui empruntent ce tronçon, prévoit des effets négatifs sur l’économie de la région.

Selon lui, il faudrait trouver de nouveaux moyens de financement car entretenir le sentier 355 est très couteux. L’association des motoneigistes Boule-de-neige ne peut pas entretenir ce sentier seule alors il faudrait espérer que la fermeture du sentier réveillera les gens un peu.

«Il faudra qu’il y ait une concertation au Saguenay-Lac-Saint-Jean, affirme M. Laroche. Ce ne sont pas seulement aux clubs à investir, mais à tous ceux qui en bénéficient. Je comprends parfaitement la décision de l’association et je l’appuie à 100%. Il faudra que les gouvernements comprennent que la motoneige n’est plus uniquement un loisir, mais bien une industrie.»

Le président de l’Association touristique régionale du Saguenay-Lac-St-Jean, Robert Bilodeau, approuve la décision de l’Association des motoneigistes Boule-de-neige mais est du même avis que M. Laroche. À ses dires, cette fermeture de sentiers pourrait avoir aussi des effets négatifs sur les touristes européens, qui pourraient jusqu’à aller ailleurs à force de se faire bloquer l’accès à certains sentiers.

M. Bilodeau Croit que l’idéal serait de conserver les sept sentiers de pénétration, mais rappelle que le ministère des Transports souhaite rationaliser le nombre de sentiers. Il comprend aussi la décision de la FCMQ de cibler certains tronçons dans le contexte de financement actuel.

La FCMQ qui a décidé de favoriser les sentiers "Trans-Québec" l’a fait parce que ces derniers desservent plus d’une région. Ils bénéficieront donc d’un nouveau programme de subvention.
Le directeur général, Raymond Lefebvre, précise que le sentier 355 ne fait pas partie des sentiers "Trans-Québec" est n’est donc pas éligible à ces subventions.

De plus, la Fédération songe à réduire son nombre de sentiers. M. Lefebvre trouve que le chiffre évoqué par l’Association des motoneigistes Boule-de-neige, 10 000 km, est exagéré.

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«Nous n’avons pas une politique «matraque». Nous allons travailler en collaboration avec les clubs de motoneigistes pour déterminer les sentiers qui seront entretenus. Nous voulons éviter les dédoublements. Le tout se fera par le biais de tables de concertation», déclare le président de la FCMQ.

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