Les motoneigistes s’arment de patience dans l’Est-du-Québec

Liste des hôteliers

 La saison de motoneige est bien amorcée sur la Côte-Nord, alors qu’il en va tout autrement dans l’Est-du-Québec.

«Nous sommes habitués à avoir plus de neige à cette période de l’hiver dans la plupart des régions. Dans les territoires à l’est de Québec, la Côte-Nord et le nord de la Gaspésie sont choyés actuellement. Ce sont des zones qui sont ouvertes, mais pas les sentiers Trans-Québec, qui relient les régions. Durant les Fêtes, il y avait de 6000 à 7000 personnes différentes par jour qui cliquaient sur notre site Internet pour connaître les régions praticables. Il y a beaucoup de trafic dans les régions ouvertes», explique Jean Duchesne, président de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, premier organisme du genre à s’être doté d’un plan quinquennal d’action environnementale.

La fédération tiendra une opération portes ouvertes, les 11 et 12 février dans toutes les régions du Québec pour mieux faire connaître cette activité, notamment aux familles.

«Les fabricants de motoneige nous disent qu’il y a un bon potentiel de nouvelles clientèles. On constate, chez nous, une petite croissance de la clientèle d’année en année. Celle en provenance des États du Nord-Est américain a chuté à cause des difficultés économiques», précise M. Duchesne.


À l’est de Québec, les sentiers de motoneige sont ouverts (secteur de Sept-Îles) ou, plus généralement, partiellement ouverts, dans des conditions allant de passables à bonnes (Saint-Vallier, Montmagny, Saint-Jean-Port-Joli, La Pocatière, Rivière-du-Loup, Rimouski, Matane, Gaspésie, Tadoussac, Côte-Nord, etc.).

Au Club sportif populaire du Bas-Saint-Laurent, une partie seulement des sentiers sont accessibles aux motoneigistes depuis le début de la semaine (mince épaisseur de neige, terres apparentes par endroits). Tous les autres sentiers sont fermés et non recommandés. Des agents de surveillance circuleront sur le réseau de sentiers afin d’assurer la sécurité des motoneigistes.

Le réseau régional du Bas-Saint-Laurent s’étend sur plus de 1700 kilomètres entretenus par 16 clubs. Au Bas-Saint-Laurent, les retombées de la motoneige étaient estimées, en 2008, à plus de 20 millions $. Pour certains établissements hôteliers, février représente le troisième mois de l’année en importance en matière de chiffres d’affaires.

Le Québec compte plus de 33 500 km de sentiers balisés, entretenus et signalisés, un chiffre supérieur au nombre de kilomètres de routes asphaltées au Québec.   

 

Jeff Stoxen nommé spécialiste de produits motoneiges Yamaha