Les sentiers motoneige et VHR : Qui s’en préoccupe? Ville de Saguenay? avec l’argent des autres

Liste des hôteliers
Il semble qu’à Saguenay, on a résolu le problème des sentiers de motoneige et de VHR de façon définitive.

Comme Ville de Saguenay avait sur son territoire environ 200 km en territoire agricole, le premier magistrat de la ville a décidé de constituer un fonds de 200 000$ annuellement pour défrayer des droits de passage, et ce, pour les trois prochaines années.

Faut croire que le travail accompli dans les tables régionales VHR (véhicules hors-route) n’avançait pas au rythme qu’il souhaitait. La moyenne d’indemnité accordée serait d’environ 900$/km par année. Je me demande encore pourquoi le montant moyen n’a pas été fixé à 250$/km ou à 5000$/km. Non, mais tant qu’à faire, pourquoi lésiner à la dépense?

Mais il y a quelques hics dans tout cela et on me crucifiera certainement pour mes interrogations.

Après l’éclair de génie, la facture
Qui donc va défrayer ce montant? Je me demande bien d’où vont provenir ces montants surgis d’on ne sait où. Hélas, il semble bien que ces sommes ne viendront pas des coffres de Ville de Saguenay.

Hé oui, il est tellement facile d’engager l’argent des autres. Comme ce magistrat a l’expérience assez récente d’une levée de fonds volontaire, pourrait-il entreprendre un chemin de Compostelle, de Damas ou de sentiers de VHR pour réclamer ces fonds du grand public?

Mais non, il a coupé au plus court : les hôteliers et l’ATR devront payer la note, même s’ils n’ont participé à aucune négociation.

L’ATR devra payer, point à la ligne. Sinon, sa décision sera une gifle à ceux qui le requéraient. C’est tellement facile d’énoncer un tel principe, quand ce n’est pas de ses propres fonds dont il s’agit.

Tellement facile d’exiger, voire d’acculer au pied du mur une organisation dont on ne comprend que trop peu son budget, ses obligations et ses impératifs.

Au diable, la concertation
Je ne comprends pas la situation? Non, hélas, je la comprends tellement bien. Trop facile de conclure et d’offrir de l’argent qu’on ne contrôle pas.

Quand on sait que la province a un réseau de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres de sentiers et que près du quart de ceux-ci sont en zone agricole, on parle d’un coût total de près de 9 000 000$. C’est fantastique. Aussi bien décider de clore le dossier.

Un suicide assisté annoncé n’aurait pas été mieux planifié.

Les cartes de motoneige des différentes régions sont déjà imprimées. Les espaces dans les salons sont déjà payés. Néanmoins, on va (encore) devoir se battre contre des moulins à vent dans bien peu de temps: selon les réponses obtenues à travers plusieurs questions chez plusieurs intervenants impliqués dans ce dossier, jamais une telle entente, ni ses modalités n’ont été partagées avec d’autres régions ou même dans la région du Saguenay Lac Saint-Jean.

On est loin de la concertation. On est au plus fort la poche, mais avec l’argent des autres.

Quelques paramètres omis dans l’équation…
J’imagine le scénario possible:

Toutes les régions se lèvent et exigent demain matin la même entente. Il est bien peu probable que toutes pourront trouver les fonds nécessaires. Donc, tous les motoneigistes devront se diriger vers Ville de Saguenay pour pratiquer leur sport.

J’espère que les clubs de motoneige de ce secteur auront suffisamment de fonds $$$ et de neige pour entretenir le réseau des sentiers adéquatement.

Je n’ose imaginer un redoux majeur de fin janvier avec ses conséquences. Je n’ose imaginer l’effet du défilement de 10 à 20 fois plus de motoneigistes dans les mêmes sentiers.

J’imagine qu’à Québec, on pourra loger toutes ces motoneiges dans le nouvel amphithéâtre avant qu’ils prennent le sentier vers les Monts-Valin. Hum, j’y pense soudainement… Y a-t-il un enclos assez grand pour accueillir toutes ces machines à Ville de Saguenay?

Au moins, on va pouvoir économiser des frais chez la Sûreté du Québec. Bien oui, il n’y aura qu’un territoire à surveiller!

Prochaine étape, on érige un barrage sur la rivière Saguenay, tout près de Tadoussac, et on fait des courses de drags ou bien de Formule 1. Vous pensez que c’est impossible?

Et devinez qui va financer cela?

Hé la la la la.
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