Mont Apica : « On n’est pas un concurrent, mais un complément » – André Paradis

Mont Apica : « On n'est pas un concurrent

Le dossier pour la reconstruction du relais de motoneige dans le secteur du Mont Apica est en voie de connaître un dénouement positif. Les parties ont passé près de trois heures, ce lundi, à discuter de la question et trouver un terrain d'entente satisfaisant pour tous.

« On s'est rencontrés, les discussions ont été positives et les gens ont compris que l'on n'était pas un concurrent, mais bien un complément à l'Étape. Nous avons convenu d'une entente d'harmonisation d'utilisation ce qui n'oblige pas à changer le contrat d'exclusivité entre les concessionnaires de l'Étape et la Sépaq », souligne avec satisfaction le préfet André Paradis.

Les représentants du Club de motoneigistes du Lac-Saint-Jean, ceux de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), les représentants de la MRC et du CLD de même que le représentant des propriétaires de la halte de l'Étape ont révisé chacun des points en litige.

Au départ, il n'est pas question de construire une 2e Étape, dans le secteur du Mont Apica. Notamment, le bâtiment en question ne sera nullement accessible pour les automobilistes, à partir de la route 169. Exclusivement les motoneiges pourront y accéder via le sentier #23.

« On parle ici d'un bâtiment préfabriqué qui sera érigé sur pilotis. Il disposera d'un service portatif d'assainissement des eaux, donc, pas de construction de fosse septique. Quant au service d'essence, ce sera un système portatif qui sera mis en place au début de la saison et retiré à la fin. Pas plus que cela », répète le préfet Paradis.

« Nous avons convenu d'une entente d'harmonisation d'utilisation ce qui n'oblige pas à changer le contrat d'exclusivité. » — André Paradis

Le bâtiment de service sera donc opérationnel uniquement pour la saison hivernale de motoneige, soit de la mi-décembre à la mi-avril, dépendant naturellement de Dame Nature.

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Les parties ont également discuté des menus qui seront proposés aux motoneigistes et en aucun cas, ce service entrera en compétition avec les concessionnaires de l'Étape. Même l'essence sera vendue à un prix plus élevé que l'Étape pour inciter les motoneigistes à s'y approvisionner.

On a également revu tout le projet dans son ensemble. Il s'agit d'un investissement dont le coût ne dépassera pas les 500 000 $ pour ce chalet préfabriqué et son aménagement.

Dans la gestion, on va s'assurer de faire les frais et les quelques surplus qui seront enregistrés serviront directement à l'opération et l'entretien du sentier #23.

Rappelons que toute cette négociation découle du fait que la SEPAQ a consenti une clause d'exclusivité aux propriétaires de l'Étape, leur accordant pour 50 ans les droits exclusifs pour la restauration et la distribution d'essence dans les limites de la réserve faunique des Laurentides.—