Motoneige : La conduite responsable s’impose

Motoneige : La conduite responsable s’impose

Depuis quelque temps, il est beaucoup question des accidents mortels qui sont reliés à la pratique de la motoneige. On ne pourra jamais arriver à enrayer ce fléau complètement, sauf qu’en adoptant une conduite responsable, on peut éviter des conséquences fâcheuses.

Nous vivons un hiver très spécial en tant que motoneigistes. Il y a eu de la neige, les sentiers sont ouverts à la grandeur du Québec, sauf que les conditions ne sont pas idéales.

Tout d’abord, personne ne peut nier que la glace est omniprésente un peu partout dans les sentiers, plus particulièrement dans les courbes. C’est le signe d’un hiver froid avec peu de neige, exactement ce que nous vivons. À ce moment-là, il faut adapter sa conduite en conséquence. Autant dans les bouts droits que dans les courbes, il faut baisser sa vitesse. À l’approche d’une courbe, il faut ralentir afin de toujours avoir le plein contrôle de sa motoneige, non seulement pour soi, mais aussi pour l’autre motoneigiste qui peut s’engager dans la courbe en sens inverse.

Motoneige : La conduite responsable s’impose

Lorsque vous circulez en voiture l’hiver sur une route qui a une limite de vitesse de 100 km/h, si les conditions sont mauvaises, vous allez adapter votre conduite. C’est la même chose en motoneige.

TOUS DES VILLENEUVE
Malheureusement, trop souvent des amateurs dépassent leurs limites en se prenant pour des Gilles Villeneuve.

Aussitôt qu’ils enfilent leurs habits et qu’ils se posent le casque sur la tête, plusieurs se sentent comme des champions du sentier, capables de rouler à des vitesses folles, de performer alors qu’en réalité, lorsque vous circulez en motoneige, vous n’avez rien à prouver à qui que ce soit.

Afin d’éviter de vivre de situations angoissantes, pouvant mener à des conséquences fâcheuses, il est préférable de toujours circuler en motoneige à la hauteur de ses capacités et de ses connaissances de l’utilisation de ces engins.

Action concertée entre les clubs de motoneigistes et les unions de producteurs agricoles (UPA)

Il ne faut surtout pas chercher à épater la galerie en tentant de suivre un amateur qui fait de la motoneige depuis 20 ou 30 ans alors que l’on est un débutant. Personne ne doit avoir honte de dire qu’il ne peut pas suivre une telle cadence par exemple lorsqu’un groupe roule plus vite qu’il ne peut le faire dans les sentiers. La limite de vitesse indiquée dans les sentiers, 70 km/h, n’est pas nécessairement un but à atteindre obligatoirement.

LE PARE-CHOCS
Sur une motoneige, même si les manufacturiers installent des pare-chocs, en réalité, c’est la personne qui est sur la motoneige qui va encaisser le coup s’il y a collision. Il faut toujours se le rappeler.

Il est donc essentiel de toujours circuler en sentier à la hauteur de vos capacités. Il ne faut pas hésiter à vous informer à des motoneigistes plus expérimentés si vous vous posez des questions sur certains comportements de votre motoneige.

La motoneige nous permet d’atteindre des endroits et des décors auxquels nous n’aurions jamais accès en temps normal. Il faut savoir en profiter lors de vos randonnées. Admirer le décor, prendre le temps de savourer ces instants magiques lorsque l’on circule sur le tapis blanc des sentiers. Trop souvent, les gens sont crispés à leurs guidons alors qu’ils devraient plutôt être heureux de pouvoir profiter de ces instants magiques. Il faut s’amuser en motoneige et non pas se faire des ulcères en étant trop stressé.

Auberge du Draveur - Motoneige