Motoneigiste disparu et retrouvé Vic Michaud tire des leçons de sa malchance

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«Aucune crainte, aucun découragement: j’ai toujours eu confiance en la vie», lance d’entrée de jeu Vic Michaud.

L’homme de 65 ans, originaire de Dolbeau-Mistassini, est conscient qu’il s’en est fallu de peu pour que la randonnée à motoneige qu’il a effectuée cette fin de semaine soit sa dernière.

Il avait prévu se rendre à Péribonka vendredi après-midi pour sa seconde balade de la saison. Il a plutôt passé 24 heures en forêt.

«Je n’ai pas emprunté le même sentier que d’habitude, explique le policier à la retraite. Quand je suis arrivé à une certaine intersection, il y avait plusieurs directions à prendre et je me suis mêlé.»

Il a tenté de demander de l’aide à deux motoneigistes, mais en vain.
 
 
«Quand ils sont passés près de moi, je leur ai fait signe d’arrêter, mais probablement qu’ils ont pensé que je les saluais, indique-t-il. Ils ont accéléré et j’ai reçu toute la neige dans le visage. J’ai perdu la vue instantanément», raconte le motoneigiste qui s’est par la suite enlisé.
 
Contraint de dormir dehors

Incapable de se sortir de sa fâcheuse position et de retrouver son chemin, l’ancien directeur de la Sûreté du Québec du secteur a préféré passer la nuit de vendredi à samedi à la belle étoile.

«J’ai regardé de quel côté venait le vent et je me suis assis par terre, à côté de ma motoneige, explique M. Michaud. Je m’étais fait une place pour mes deux jambes et je les ai bougées toute la nuit.»

Ce fut certainement la nuit la plus longue de sa vie, d’autant plus que dame Nature ne lui a pas fait de cadeaux en le laissant sous la pluie verglaçante.

Bon Samaritain

M. Michaud a marché de longues heures samedi matin pour tenter de retrouver son chemin jusqu’à ce qu’il aperçoive, en début d’après-midi, un homme et son chien.

«Ce M. Blackburn m’a demandé si j’avais besoin de lui et c’est là que je lui ai dit que j’avais passé la nuit ici.»

Vic Michaud voulait laisser sa motoneige en forêt, mais son bon Samaritain lui a offert de sortir l’engin de là.

«Je suis revenu à la maison avec ma motoneige et laissez-moi vous dire que j’ai fait des heureux», s’est exclamé l’homme.

Le policier à la retraite tire des leçons de sa mésaventure et en cette Semaine internationale de la sécurité à motoneige, il souhaite les partager avec tous les motoneigistes.

Habituellement prudent, Vic Michaud admet aujourd’hui avoir été insouciant.

«J’ai toujours une hache, un marteau, une lampe de poche, des allumettes, bref tout ce dont on a besoin dans des situations comme celles-là, insiste M. Michaud. Mais cette fois-ci, je n’avais pas prévu partir très longtemps. La preuve qu’il ne faut jamais prendre de chance.»

Il conseille aux motoneigistes de toujours informer leurs proches de leur itinéraire.

«J’ai même été obligé de promettre à ma blonde que je ne partirais plus tout seul, dit-il en ricanant. Je vais plutôt l’amener avec moi. Elle me sera de bon secours.»

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