Péninsule acadienne – La saison de motoneige prend son élan

Péninsule acadienne - La saison de motoneige prend son élan

La moitié des sentiers de motoneige de la Péninsule acadienne est praticable depuis la semaine dernière. Mais les conditions météo ne sont pas encore totalement idéales pour la pratique de ce loisir. Les motoneigistes s’attendent à connaître une courte saison.

Luc Henry est un passionné de motoneige. Il est membre du club du nord-est, basé à Caraquet, depuis une quinzaine d’années. Cette saison, il a attendu le dernier moment pour acheter son permis de sentiers.

«Je l’ai pris le 14 décembre, le dernier jour des rabais (depuis le 15, il est vendu 245 $ contre 175 $ avant cette date, NDLR).»

S’il ne s’en est pas préoccupé plus tôt, c’est parce qu’il n’y avait pas de neige. Les précipitations de ces dernières semaines le ravissent. Au guidon de sa machine acquise en début d’année, il a fait sa première virée la semaine dernière.

«J’ai tourné dans la région de Caraquet pendant une soixantaine de kilomètres», sourit-il.

Comme lui, les motoneigistes de la Péninsule acadienne ont hâte de faire rugir leur moteur. Cette année, la météo ne les gâte pas: les flocons se sont fait attendre et le thermomètre ne descend pas assez bas pour qu’ils pratiquent leur activité favorite.

«Il nous faudrait encore une bordée comme celle de dimanche. Certains sentiers ne sont pas encore gelés ou pas assez enneigés», renseigne Ronald Lanteigne, le président du club du nord-est.

La moitié des chemins est cependant praticable, notamment la portion qui relie Inkerman à Bathurst. La surfaceuse est passée mercredi. Ce qui a permis de délimiter la voie et de tasser la neige.

Cette année, le club a acheté un nouvel équipement: un mogul master. Cette pièce s’installe à l’arrière de la surfaceuse. Elle aplanit et agrandit le chemin.

«Grâce à ça, nous avons des sentiers de 12 pi de large. Deux motoneiges peuvent se croiser en toute sécurité. Nous avions déjà un mogul master. Il datait de 1994. Il fallait le changer», poursuit Ronald Lanteigne.

Le remplacement ne s’est pas fait à moindres coûts. Le club a déboursé 30 000 $, financés en partie par des subventions gouvernementales. Cet investissement n’est pas superflu. Il permet au club de remplir ses obligations.

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La fédération dont il dépend a signé un accord avec la province. Cette entente prévaut de longue date et consiste en un bail de location. Du 15 décembre au 14 avril, la gestion des sentiers est transférée à la fédération qui s’engage à les entretenir.

En conséquence de quoi, les piétons, cyclistes et coureurs n’ont plus accès aux pistes pendant cette durée. Ce qui n’est pas pour déplaire à Luc Henry, féru de glisses.

«La motoneige, ça me détend.»

La vitesse oui, mais pas à n’importe quel prix. L’accident mortel qui a coûté la vie à un jeune homme de 29 ans le 21 décembre, à l’ouest de Bathurst (entre le lac California et le gîte du lac Rogers), rappelle combien ce loisir peut être dangereux.

«C’est sûr, il faut se montrer prudent», conclut Luc Henry.

Les bénévoles au centre de l’entretien des pistes

Pas facile de fonctionner à plein régime quand on est une structure associative. Si le club de motoneige du nord-est survit, c’est uniquement grâce à l’implication de ses responsables et de ses bénévoles.

«C’est une fonction à plein temps. Quand on travaille, ce qui est mon cas, il faut s’organiser», reconnaît le président, Ronald Lanteigne.

Le passage de la surfaceuse et l’entretien des sentiers sont uniquement assurés par des volontaires.

«Ça prend du monde pour réparer les ponts, placer la signalisation, etc. Et malheureusement, le bénévole se raréfie. Les gens achètent déjà leur permis, ils ne veulent pas être sollicités encore plus.»

Financièrement aussi, l’argent ne coule pas à flots. Les responsables ont dépensé leur temps et leur énergie pour rassembler les 30 000 $ nécessaires à l’achat d’un mogul master.

Le club vient de le recevoir. S’il devait remplacer sa surfaceuse, il lui en coûterait 250 000 $ environ.

«Pour demander des fonds à la fédération, il faut s’inscrire sur une liste d’attente, informe M. Lanteigne. Elle ne choisit que deux ou trois clubs par an.»

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