Premières impressions de la Polaris 800 Switchback PRO-S

Premières impressions de la Polaris 800 Switchback PRO-S

Me voici à ma deuxième saison sur une Polaris Switchback 800 H.O. PRO-S. Bien que le modèle 2016 n’ait pas de modifications officiellement annoncées par le manufacturier et que j’aie déjà parcouru près de 5 000 kilomètres avec la version 2015, je peux quand même vous donner mes premières impressions puisque nous en sommes à la deuxième année sur ce modèle. Tel que déjà mentionné dans mes articles de l’année passée, le choix du nouveau moteur 800 Cleanfire H.O. et de la chenille 137x15x1.25 po / 38,1x348x3,18 cm dans l’ensemble PRO-S est tout désigné pour le marché québécois, contrairement à la version PRO-X qui est beaucoup plus rigide au niveau de la suspension. L’objectif d’une deuxième saison est d’aller plus loin dans mon expérience avec ce modèle et ainsi, valider si j’ai toujours la même opinion que le modèle 2015. Naturellement, c’est également la possibilité de trouver des différences significatives pour 2016.

Réponse du 800 Cleanfire H.O.

De retour cette année dans la même version que lors de son lancement l’an passé, le 800 Cleanfire H.O. procure toujours les mêmes 160 ch de puissance qui sont toujours aussi impressionnants. La performance du moteur en accélération est explosive, tout comme les reprises qui sont instantanées. J’ai retrouvé les mêmes performances qui m’ont tant impressionné l’hiver passé, ce qui démontre qu’on semble avoir conservé essentiellement les mêmes réglages chez Polaris. J’aime toujours autant la plage de puissance qui est beaucoup plus large et constante depuis 2015. Les reprises à différents régimes du 800 cm3 sont toujours aussi efficaces, même si on manque un peu de traction à l’occasion pour apprécier le plein potentiel du moteur. 

Ergonomie

La forme de la cabine et du pare-brise moyen qui équipe la Switchback de série a été pensée afin de protéger le pilote du froid. Cela fonctionne pour le corps, mais demeure non efficace pour les mains. Le modèle PRO-S ne bénéficie pas de protège-mains de série au guidon et la forme du pare-brise pourrait laisser croire que les mains du pilote sont protégées du vent. Dans les faits, il n’en n’est rien, car celles-ci sont exposées au vent lors des grands froids. Encore une fois cette saison, nous avons dû corriger la situation par l’ajout de moufles Polaris enveloppant les deux poignées du guidon incluant les contrôles. Tel que décrit dans l’un de mes articles précédents, l’arrivée des nouveaux contrôles électriques est un succès et permet maintenant de les utiliser quand le véhicule est en mouvement. Polaris a choisi l’option de regrouper tous les contrôles dans un seul bloc en utilisant un jeu de couleurs et de formes, afin que cela devienne instinctif pour le pilote. Bien que le cadran soit efficace au niveau des fonctions, il aurait intérêt à être surdimensionné afin d’être plus lisible en mouvement, surtout qu’il y aurait de l’espace disponible à l’avant.

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Confort

Encore une fois cette année, je dois me rendre à l’évidence que le châssis AXYS est vraiment un des châssis les plus équilibrés dans le marché, ce qui a un impact majeur sur le confort global de la motoneige. La capacité d’absorption de la suspension PRO-XC à l’arrière est nettement supérieure au châssis PRO-RIDE et la plage d’efficacité de celle-ci est beaucoup plus large et surtout, plus progressive. La version PRO-S de cette suspension est plus docile et négocie bien la majorité des types de terrains accidentés. La position de conduite tant qu’à elle accentue énormément le plaisir de conduire et la sensation de confort. La forme du siège est très confortable et contribue à faciliter la transition entre une conduite de balade et une conduite plus agressive. Les mouvements gauche-droite en virages serrés sont faciles grâce à notre positionnement sur le véhicule. 

Maniabilité

La maniabilité et la stabilité de la Switchback basée sur la nouvelle plate-forme AXYS est définitivement ce qui me frappe le plus sur cette motoneige. Toutes les personnes à qui j’ai fait essayer la motoneige sont impressionnées par l’aisance que la Switchback donne à son pilote. On sent la légèreté du véhicule qui nous met en confiance, car celui-ci réagit à nos moindres mouvements. Il y a beaucoup moins de soulèvement de skis dans les virages, ce qui améliore la facilité à contrôler le véhicule, le rendant beaucoup plus prévisible que par le passé. On n’a pas l’impression de devoir combattre l’inertie du véhicule, rendant la conduite plus sécuritaire et précise. Une des grandes qualités de la Switchback est sa « capacité de pardon ». La maniabilité de celle-ci va souvent pallier des erreurs de pilotage permettant au pilote de se sortir d’une situation imprévue. La précision de la conduite est efficace grâce aux skis PRO-STEER, cependant elle demande un peu plus d’effort au niveau des bras, contrairement à ce que Polaris nous avait habitués par le passé. N’ayant installé aucun artifice sous la chenille et sous les skis, j’ai pu constater l’équilibre de la Switchback et l’efficacité de la RipSaw II. Celle-ci ne mord pas trop de côté dans les courbes, ce qui permet un certain niveau de dérapage, facilitant les virages et évitant que le véhicule ne soit en renverse. Cependant, elle peut manquer de mordant à l’occasion lors d’accélérations brusques ou lors des reprises.

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Conclusion

Le premier entretien est maintenant réglé et notre partenaire d’essais, CM Barbeau concessionnaire Polaris dans la grande région de Québec, a fait les ajustements requis après les premiers 1 000 km dont les ajustements de la chenille, de la courroie de transmission, ainsi que du carter de chaîne. Nous en sommes à près de 2 000 km de sentiers parcourus et nous allons poursuivre cette saison qui a tardé à débuter. Ce qui est exceptionnel, c’est que dès mes premiers kilomètres, je me suis senti chez moi avec la Switchback 800 H.O. PRO-S. Comme s’il n’y avait pas eu 8 mois entre ma dernière randonnée 2015 et la première 2016. Il y a beaucoup d’autres conclusions à tirer de ces essais, mais je peux déjà constater que Polaris n’a pas changé aucun des aspects gagnants de la version 2015 pour 2016. De plus, il m’apparaît évident que cette motoneige est vraiment au point et qu’elle est conçue pour les motoneigistes québécois aimant la conduite sportive en sentier combinée à de belles performances. Chose certaine, je n’ai plus aucun doute sur la suite de ma saison de motoneige de sentier, j’ai une motoneige qui remplit déjà plusieurs de mes attentes.

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