SwitchBack 600 Adventure : Analyse pré-randonnée

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La tendance à vouloir reconquérir le monde des sentiers s’accentue chez Polaris en 2012. Celle-ci, initiée en 2010 avec l’introduction du châssis Pro-Ride, la version allongée de cette plateforme s’impose plus que jamais comme le cheval de bataille de Polaris dans le marché du nord-est du continent. Plus particulièrement,  la SwitchBack 600 Adventure semble vouloir introduire un nouveau segment de marché appelé « Adventure » combinant les volets randonnées de luxe en sentiers avec randonnées en dehors de ceux-ci. Des dires même des gens de Polaris, l’arrivée de cette motoneige n’est pas étrangère à la stabilité du marché de la motoneige au Québec, spécialement dans une période de bouleversement économique comme nous avons pu connaitre dans les dernières années. Chose certaine, la présentation de l’Adventure est déjà vouée à un succès certain si l’on regarde les ventes du printemps et de l’automne de ce modèle par les concessionnaires du Québec.
 

Suite à la réception de notre motoneige d’essais, nous avons pris quelques minutes afin de regarder de plus près les caractéristiques de l’Adventure. La première chose qui nous frappe en regardant notre monture est le look à la fois « Touring » et « sportif » de cette motoneige. Les formes avant de la cabine, de la suspension et des phares ainsi que le type de suspension à l’arrière contribuent à conserver un style distinctif que l’on associe au modèle Rush. Cependant, l’ajout du pare-brise plus haut, des miroirs de série ainsi que les valises et le compartiment de charge arrière traduise bien l’objectif de cette nouvelle évolution du châssis Pro-Ride. Le choix de couleur est réussi et la majorité des gens qui voient cette motoneige semblent être très intéressés par celle-ci tant par son look que par sa nature. Mise à part les miroirs assortis de série, on retrouve plusieurs caractéristiques des motoneiges « Touring » tel que le pare-brise mi-haut qui protège le pilote, la marche arrière électronique, la prise 12V et le démarreur électrique. 
 
 
En plus de l’excellente position de conduite caractéristique de cette plateforme, l’Adventure est équipée d’un nouveau siège plus large et plus moelleux qui est très confortable et qui risque de plaire aux amateurs de longues randonnées. À l’arrière du siège, les ingénieurs ont conçu un support avec un compartiment de charge qui semble très solide à première vue et qui se marie bien au siège et au châssis. Deux grandes valises en plastique très pratiques et qui s’installent en quelques secondes s’attachent à ce même support de chaque côté. Les valises sont bien conçues et bien intégrées au concept, la finition par contre est un peu en deçà du reste de la motoneige avec ses pentures à l’extérieur de la valise au lieu d’être intégré à l’intérieur. On a un peu la même impression à l’avant en ce qui à trait au volant. L’ensemble de la cabine intégrant les cadrans est bien fini d’un point de vue esthétique. Cependant, on aurait avantage à avoir une meilleure couverture du volant afin de cacher les fils et câbles, ce qui est coutume pour cette catégorie de motoneige.
 
 
Si l’on s’attarde à la suspension avant et à la conduite, la suspension Pro-Ride (descendante direct de la IQ) munie des amortisseurs FOX à pistons internes flottants est de retour. Fait à noter, contrairement aux autres modèles basés sur le châssis Pro-Ride, la Adventure que nous avons essayée lors de nos essais du printemps n’avait pas tendance à faire du soulèvement des skis dans les virages… La raison n’avait pas été clairement indiquée par les ingénieurs. Espérant que notre modèle d’essais bénéficiera de cette caractéristique. Malgré que ce ne soit officiellement pas un modèle sport, les poignées sont équipées de rallonges courbées vers le bas, ce qui favorise la facilité de la conduite dans toutes les positions. 
 

A l’arrière, la version allongée du châssis (tunnel) et de la suspension Pro-Ride devraient améliorer le confort et la flottaison de la motoneige. Équipée d’amortisseurs Fox à l’avant et Walker Evans à l’arrière, la suspension Pro-Ride est montée avec une chenille Cobra de 15x136x1.35 pouces. Un réglage du rebond de l’amortisseur est facilement accessible sur le côté de la suspension tandis que le ressort arrière peut lui aussi être ajusté par le haut mais avec un peu moins d’accessibilité que le modèle court. Il nous faudra sûrement plusieurs kilomètres pour bien apprécier les qualités de cette version allongée de la suspension Pro-Ride, mais nos essais préliminaires du printemps ont laissé planer de belles choses.
 

Finalement, le choix du 600 Cleanfire comme moteur allait de soi pour cette grande routière avec des embrayages P-85 et P2, ce réputé 2 temps de plus de 120 HP reste l’un des meilleurs 2-temps de l’industrie tout en étant très performant. Gageons cependant que le 800cc risque d’apparaître dans ce segment en 2013 tout en convenant que la majorité des motoneigistes seront comblés avec le 600cc. Il est clair que Polaris continue son ascension vers les plus hautes marches du podium dans les sentiers avec l’introduction de ce nouveau modèle. Certes la bataille ne sera pas facile, mais on sait déjà que les ventes sont enregistrées depuis 2 ans. Avec l’attitude d’écoute et d’ouverture, les gens de Polaris ont démontré dans les dernières années que les résultats risquent d’être au rendez-vous avec la SwitchBack 600 Adventure. Soyez des nôtres pour le prochain article intitulé « premières impressions ».
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