Switchback Adventure 600 : Premières impressions

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Déjà plus de 1000km sur le compteur de notre nouvelle monture et ce, dans diverses conditions rencontrées en ce début de saison. Bien que nos attentes étaient grandement conditionnées par les brefs essais que nous avions faits lors du SnowShoot 2012, nous étions impatients de voir si les Switchback Adventure 600 de série allaient se rapprocher du prototype essayé au printemps. Encore une fois, force est d’admettre que ce qui nous est présenté lors de nos essais du printemps se rapproche beaucoup de ce qui est livré aux consommateurs l’année d’après. La Switchback Adventure 600 le prouve et tous les aspects que nous avions appréciés de ce nouveau modèle semblent reconduits.

Difficile de passer à côté de la version 136 pouces de la suspension Pro-Ride. On dirait que le châssis et la suspension Pro-Ride ont été réellement conçus pour cette longueur de chenille. Le confort offert par cette version est supérieur à la version de 121 pouces probablement dû en partie au fait que la suspension arrière se situe plus loin à l’arrière du pilote. Contrairement à la version courte, l’Adventure ne souffre plus du problème chronique de soulèvement des skis dans les virages. Autre élément qui pourrait expliquer ce changement de comportement en virages est la chenille Cobra de 137 pouces. Contrairement à la chenille RipSaw qui tend à mordre sur les cotés, la Cobra ne provoque pas de résistance sur le côté de la chenille dans des virages plus prononcés.  Il faut toutefois mentionner  que la conduite de l’Adventure demande un peu plus d’effort sur le guidon. Cela semble être le prix à payer pour avoir de la stabilité en sentiers, voilà ce que l’Adventure offre à son pilote. 

Le confort est souvent associé à la suspension, mais il ne faut pas négliger l’apport du siège qui peut être très important dans la qualité de la randonnée. Très rigide dans les dernières années pour la majorité des modèles chez Polaris, l’Adventure bénéficie d’une version plus moelleuse et plus large du siège qui rend le véhicule plus confortable lors de longues randonnées. Notre motoneige d’essais s’est très bien comportée dans les bosses de 6 pouces et moins. Cependant, nous avons éprouvé un phénomène de catapulte dans les bosses de plus de 12 pouces et plus. Bien que la suspension absorbe bien le creux des bosses, le pilote est littéralement projeté dans les airs quand la suspension arrière se retrouvait sur le dessus des bosses (en sortie). Une première analyse nous a rapidement menés vers l’amortisseur central de la motoneige qui se retrouve à l’avant de la chenille. L’avant de la motoneige absorbant bien les grosses bosses (aucun coup dans les bras), nous avons constaté que l’ajustement de l’arrière de la suspension ne pouvait expliquer à lui seul ce comportement. Après consultation avec nos experts de chez CM Barbeau, concessionnaire Polaris dans la grande région de Québec, ceux-ci nous ont recommandé d’augmenter la précharge du ressort à l’avant de la chenille.  Malgré que le ressort soit déjà au milieu de la plage d’ajustement, il semble que l’avant de la chenille n’absorbe pas assez d’énergie dans les grosses bosses, ce qui expliquerait que l’arrière de la suspension travaille seul dans ces conditions. N’oublions pas ici que nous avons affaire à une suspension qui n’est pas couplée donc, le travail en symbiose de l’avant et de l’arrière est complètement indépendant. Nous serons en mesure de tester ces nouveaux ajustements dans nos prochains kilomètres.

Coté rangement, le nouveau système de compartiments situés à l’arrière de la motoneige a déjà servi pour quelques randonnées. Bien que nous soyons encore en début de saison, il nous a été possible de faire quelques essais de ce nouveau rangement et surtout, de l’apprécier.  La tubulure est solide et permet même de mettre un petit réservoir d’essence de 10 litres. De plus, le système d’attaches pour les valises arrière est efficace. A la fois solide et facile à enlever et à réinstaller, celles-ci permettent de transformer la motoneige en mode Touring ou plus sport en peu de temps.

Finalement et bien qu’étant en rodage, le 600 Cleanfire est toujours aussi impressionnant et ce, d’année après année. Même munie d’une chenille plus longue, les premiers essais nous permettent déjà de voir que la performance sera encore une fois au rendez-vous. C’est donc une première portion de saison qui nous a permis de nous familiariser avec notre nouvelle monture même si plusieurs ajustements et expériences restent à réaliser. Nous sommes donc en route vers la mi-saison où nous ferons un bilan plus approfondi de nos expériences. Restez des nôtres pour plus de détails sur l’essai de notre Switchback Adventure 600.

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