Ski-doo MX Z-XRS 600 E-TEC 2012 : Premières impressions.

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Bien que décembre 2012 ait été peu généreux quant à la quantité de neige reçue sur la majorité des régions du Québec, nous avons été en mesure de réaliser nos premiers 1000 km au cœur des Monts Valin, là où plus de 2 à 3 pieds de neige nous attendaient. Naturellement, étant donné que c’était l’une des seules places au Québec où les sentiers étaient officiellement ouverts, la quantité de motoneigistes sur place provenant des 4 coins de Québec a provoquée des conditions de sentiers très bosselés à plusieurs reprises. C’était cependant parfait pour faire l’essai de notre nouvelle MXZ-XRS 600 E-TEC 2012 équipée de la nouvelle suspension rMotion. 
 
Ski-Doo MX Z-XRS 600 E-TEC 2012


La XRS n’a pas tardé à nous impressionner dans des conditions accidentées avec des bosses de plus de 30 centimètres. Bien que la grande majorité des motoneigistes devaient carrément rouler au ralenti surtout en fin de journée, notre XRS nous a démontré sa très grande capacité dans les bosses. En fait, on a l’impression que plus on « roule », plus la rMotion travaille en symbiose avec la motoneige. Évidemment, nous avons augmenté la pré-charge de nos ressorts à l’arrière en fonction du poids du pilote, mais ce fût un vrai charme avec le nouveau système Quick-Ajust qui a rendu la chose très facile. A noter que plusieurs unités, dont la nôtre, ont eu un problème qui se traduit en une perte de pression du système hydraulique Quick-Ajust. Résultat, il devient impossible de mettre la pleine charge sur les ressorts arrière. Une réparation est donc requise chez votre concessionnaire Ski-Doo. Il semblerait que le problème vienne du fait que l’huile pourrait fuir par le compresseur de pré-charge.  


Pour sa part, la suspension avant a un rôle primordial à jouer dans la capacité d’abortion de la motoneige. Avec ses amortisseurs KYB Pro 40 R, l’expérience en terrains très accidentés est exceptionnelle. En effet, même si l’on fait nos expériences dans de grosses bosses à bonne vitesse, on n’a jamais l’impression de perdre le contrôle de la motoneige et ce, même dans les virages serrés. Pour l’instant, nous avons gardé les réglages de suspension qui nous ont été livrés par nos spécialistes de chez TY Moteurs, concessionnaire Ski-Doo dans la grande région de Québec, mise à part la pré-charge des ressorts arrière que nous avons ajusté en fonction du terrain rencontré. Il faut croire que leur travail de préparation de la motoneige a été fait avec un grand souci car ils ont visé dans le mille pour notre début de saison. Les prochains kilomètres serviront à faire des expériences plus pointues de ces réglages.  


Quelques autres faits saillants sont ressortis de ce premier contact avec la XRS. Tout d’abord, l’extrême maniabilité de la XRS est impressionnante. Les nouveaux skis Pilot 5.7R sont comme des couteaux et fournissent une précision incomparable dans les sentiers. Cependant, l’avant de la XRS est beaucoup plus élevé que la X afin d’absorber les bosses (plus de 1.5 pouces !). Cela a un effet direct sur le centre de gravité et surtout en virages serrés. En ayant plus de mordant à l’avant et à l’arrière avec la chenille Ice Ripper (offerte en option), cela réduit les dérapages dans les virages et ainsi crée une certaine résistance « avant-arrière ». Il faut donc être plus alerte afin d’éviter le soulèvement des skis en virages. Tel que nous avions anticipé, le siège étroit de la XRS est très pratique en conduite sportive et offre un bon support quand on se penche sur les marches pieds. Il est cependant beaucoup plus dur que celui de la X et moins confortable sur les longues randonnées.  Finalement, en plus de détonner avec l’esthétique du véhicule, les contrôles électriques de type « racing » ne sont pas très agréables à utiliser surtout quand le véhicule est en mouvement.  On cherche quelque peu leur emplacement et disons qu’avec les mitaines cela peu devenir hasardeux ! 
 
Ski-Doo MX Z-XRS 600 E-TEC 2012


Côté moteur, la période de rodage prend fin et les consommations d’essence et d’huile seront maintenant optimum. Expérience intéressante avec le 600 E-TEC, les démarrages en période de grands froids ont été sans reproche. Plusieurs fois testé en bas de -30c (un matin à -38c), le E-TEC démarre comme un moulin au premier tour de démarreur. La seule chose qui peut paraitre anormale pour un nouvel initié, c’est le bruit « infernal » de la poulie motrice TRA III en période de grand froid, le temps que la chaleur se forme dans celle-ci.  Dans le même contexte de froid intense, l’installation du pare-brise moyen nous a « sauvé la vie » car en fin de journée, après 400 km à -32c, c’était limite. 


En conclusion, ce premier 1000 km avec la XRS nous a permis de voir plusieurs belles qualités de cette motoneige. Cependant, cela tend à confirmer le fait que cela reste un modèle plus pointu qui s’adresse à des motoneigistes aguerris qui aiment la maniabilité extrême dans des conditions tout aussi extrêmes. Nous continuerons nos observations afin de vous présenter le bilan de saison. 
 
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