Un avertisseur de circulation pour les sentiers de motoneige

Un avertisseur de circulation pour les sentiers de motoneige

 


Denis Gagnon, inventeur de l’avertisseur de circulation, et Denis Moreau, chargé de projet, dans un sentier de motoneige de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent, avec le dispositif. Crédit Photo : Stéphanie Gagnon 

Les inventeurs et distributeurs d’un avertisseur de circulation, qui permet d’alerter les conducteurs lorsqu’ils croisent une autre motoneige ou une surfaceuse, aimeraient que l’outil devienne obligatoire dans les sentiers.

Le produit a été inventé par deux motoneigistes du Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent, soit Éric Dubé et Denis Gagnon. Denis Moreau a quant à lui contribué au développement comme chargé de projet.

Denis Gagnon en a eu l’idée après avoir subi un accident dans une courbe avec une autre motoneige, alors qu’il circulait dans un sentier, il y a quelques années. L’impact avait été brutal, et il avait même subi une commotion cérébrale. Il estime que si sa motoneige et celle qui venait en sens inverse avaient été munies de ce dispositif, cette collision aurait pu être évitée.

Le Posi-Trail a été testé et apprécié par près de 200 motoneigistes et conducteurs de surfaceuses au cours de l’hiver 2018, ainsi que par des quadistes, l’été dernier.

Pour qu’il fonctionne, il faut cependant que les deux véhicules qui se croisent soient munis du dispositif d’alerte. Celui-ci indique par différentes couleurs quel type de véhicule est en approche : une motoneige, une surfaceuse ou un véhicule d’urgence, par exemple.

Ainsi, le conducteur peut ralentir et se préparer à effectuer un croisement de façon sécuritaire.

« Ce n’est pas un équipement de sécurité, c’est un équipement de détection. Tant que ce ne sera pas obligatoire sur tous les véhicules hors route, ce ne sera pas 100 % sécuritaire », précise Paul Ashby, vice-président aux ventes de Surpro Industries, dans la région de Montréal, qui fabrique et vend le Posi-Trail sur internet pour 217 $.

Obligatoire ?

Les inventeurs du produit et le distributeur souhaitent que le dispositif de détection devienne obligatoire pour tous les véhicules récréatifs. Selon eux, la conduite des véhicules hors route deviendrait ainsi un sport beaucoup plus sécuritaire.

Action concertée entre les clubs de motoneigistes et les unions de producteurs agricoles (UPA)

La zone de détection de l’appareil est comprise dans un rayon variant entre 200 et 600 mètres autour de la motoneige. La précision de la détection dépend du type de relief et de la végétation présente, notamment.

« Selon les connaissances qu’on a, on ne peut plus faire mieux que ce qu’on a présentement, dit Denis Moreau. C’est dur de partir quelque chose à partir de rien. C’est totalement nouveau comme produit. »

Projet pilote

Des représentations seront faites auprès des instances concernées comme le ministère des Transports et la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ).

La Fédération se dit d’ailleurs au courant du projet pilote qui a eu lieu l’an passé dans le Bas-Saint-Laurent, sur une base volontaire.

« La FCMQ suit la progression du développement de cet outil, mais n’a pas pris de position à cet effet », a indiqué Marilou Perreault, gestionnaire Administration, communications et marketing pour la fédération.

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