À quoi ressemble le motoneigiste?

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C’est à Ville-Marie que se niche le plus beau village au Québec et c’est encore au Témiscamingue que s’étend le plus beau lac. Et selon des associations de motoneigistes étatsuniennes, l’Abitibi-Témiscamingue est sillonnée par les plus beaux sentiers de motoneige en Amérique du Nord.  Motoneige, le mot est dit. À quoi ressemble celui qui en fait?
 
D’après certaines sources, il y a eu 173 519 motoneiges d’immatriculées au Québec en 2009. De ce nombre, 15 799 l’étaient en Abitibi-Témiscamingue. Au Québec, 54 % des motoneigistes sont âgés de 25 à 49 ans. Aucun chiffre précis n’a été trouvé pour séparer les hommes des femmes qui en font la pratique.
 
 
Or, pour Luc Bellehumeur, propriétaire de Véhicules Bellehumeur, la motoneige est surtout « un sport de gars et de couple. Mais, en général, le sport a un côté masculin. Dans un couple, chacun peut avoir sa motoneige, mais une femme seule, c’est moins fréquent. Il y a plus de clientèle féminine pour la moto que pour la motoneige », a-t-il dit.
 
Selon monsieur Bellehumeur, le motoneigiste « recherche l’adrénaline. Il pilote un jouet puissant, performant et léger. Il éprouve une sensation de liberté et découvre le  territoire avec une autre vision : il voit l’arrière-pays de l’intérieur des terres, c’est très différent. » Cette analyse est reprise par Sylvain Barrette, propriétaire de Moto Sport Ville-Marie,  qui parle de « sentiment de liberté », avant de poursuivre : « nous recherchons la tranquillité, les paysages. J’aime la nature. Et quand ça fait monter mon adrénaline, j’aime ça », a-t-il raconté.
 
Et malgré les apparences, il existe plus d’un type de motoneigistes. « Il y a ceux qui vont préférer le hors-sentier, comme se promener sur les lacs. Il y a ceux qui préfèrent rester sur les sentiers. D’autres aiment faire les deux. Les sentiers sont bien aménagés au Témiscamingue », a ajouté monsieur Bellehumeur. La préférence de monsieur Barrette va au sentier. « J’aime quand c’est sinueux. Je suis un gars de nature, de montagne, de bois. Certains gars font seulement du hors sentier, d’un lac à l’autre, moi, je fais du sentier. »
 
 
Au niveau économique, les dépenses touristiques effectuées pendant les déplacements des motoneigistes représentent 723 millions de dollars annuellement pour le Québec, d’après l’ADMDQ. « C’est un trip de gang, une activité souvent qui se fait en groupe. Au Témiscamingue, ce qui est plaisant c’est qu’il se crée des rendez-vous en plein cœur du bois, en plein milieu de nulle part et ensuite ça part faire la tournée des camps. Il y a beaucoup de territoire à découvrir », a expliqué Luc Bellehumeur. De son côté monsieur Barrette raconte : « nous partons  le matin à 10 h. Nous allons à Belleterre, ou Moffet, Rémigny, Guérin. Nous dînons et revenons pour souper. Ma femme est souvent avec moi sur la motoneige », a-t-il raconté.
 
 
L’une des distinctions qui peuvent être faites entre les amateurs de VTT et ceux de la motoneige est l’identification au produit. « Le VTT sert pour un mélange de travail et de loisir.
 
Ce n’est pas la même clientèle que pour la motoneige. Cette clientèle est à l’affût de tous les nouveaux produits qui sortent, plus à la dernière mode. Elle va porter des vêtements de la même couleur que la motoneige, par exemple. Ça s’agace beaucoup entre les marques; les mordus restent fidèles à leur marque! » a affirmé monsieur Bellehumeur. Pour sa part, monsieur Barrette a choisi il y a longtemps et n’a jamais changé d’idée. «  J’ai toujours gardé la même marque. Mon père avait ça. J’aime ça. J’aime leur suspension, leur performance et leur look. » 

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