Bilan de fin de saison du Polaris RMK Khaos 800 155 2020

Bilan de fin de saison du Polaris RMK Khaos 800 155 2020

C’est après une saison presque aussi déjantée que la RMK Khaos qu’il est temps de livrer mon bilan. Pour rappel, nous avons eu cette année en essai la version avec le moteur 800 Cleanfire ainsi que la chenille de 2,6 po. Cette configuration nous a permis de nous concentrer sur ce qui rend la Khaos si différente de la Pro RMK de Polaris.

La Khaos se différencie du Pro RMK par sa plus grande facilité à initier les mouvements dans la poudreuse. Que ce soit avec un transfert de poids, ou en tirant la machine vers nous, la motoneige répond instantanément. Il ne faut également pas passer sous silence le fait qu’elle est beaucoup plus «?joueuse?» que la Pro RMK : un coup d’accélérateur et les skis quittent le sol?!

Motoneige - Bilan de fin de saison du Polaris RMK Khaos 800 155 2020
Ça lève un Khaos !

Cette agilité a un prix par contre : en hors-piste, dans un chemin où il y a, disons 6 po de neige au sol, lorsqu’on tourne, la motoneige a tendance à plonger vers le côté opposé. Pour contrer cela, il faut contre-braquer, mais ce n’est pas exactement naturel dans si peu de neige.

Comme mentionné dans mon article précédent, l’angle d’attaque de la suspension arrière a été repensé pour la Khaos, ce qui la rend beaucoup plus facile à faire des wheelies. Même si on a mis à l’essai la motoneige avec le 800cc, j’ai pu faire de beaucoup plus beaux wheelies qu’avec le 850 Pro RMK que nous avions lors de la dernière saison. J’ai régulièrement fait du «?rouleau?», à part de ça?!

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La Khaos dans son environnement naturel

Lorsqu’on arrive en situation de side-hill, c’est là qu’on arrive vraiment bien à dessiner la ligne qui sépare le Pro RMK et le Khaos. Ceux qui ont déjà roulé un RMK le savent : c’est extrêmement stable et prévisible, et on peut pratiquement aller où on veut sur le côté de la montagne. Avec le Khaos, c’est un peu différent : comme la géométrie de la suspension arrière est plus agressive, la motoneige a beaucoup plus de difficulté à garder sa ligne, et tend toujours à partir vers le haut, et à la limite même à le faire sur un wheelie épique. Bien que ce soit amusant à faire comme manœuvre, ça peut devenir irritant pour quelqu’un qui veut tenir une longue ligne de side-hill technique.

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La nouvelle géométrie de suspension arrière de la Khaos

Là où la Khaos se démarque vraiment, c’est dans la grosse poudreuse. Elle est précise, facile à initier, et vraiment amusante. Que ce soit faire un «?beigne?» ou faire un virage serré près des arbres, la conduite est précise et très fluide. La motoneige n’a pas tendance à donner un coup ou être imprévisible. Cela n’est pas arrivé par accident?; les amortisseurs Walker Evans Velocity font une énorme différence en enlevant un peu de ce phénomène de rigidité que nous connaissons tous du AXYS. À ne pas s’y méprendre, on reconnait encore l’ADN AXYS sur la motoneige, elle est simplement plus facile à contrôler dans la poudreuse. Lors des premières manœuvres avec un Khaos, il ne faut pas se décourager si on utilise trop de momentum et qu’on tombe sur le côté?!

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La réponse à la question « L’aimes-tu la Khaos ?»

Au niveau entretien, nous avons changé trois bougies et avons dû faire remplacer l’écran à affichage numérique. À ma connaissance, le bris de l’affichage numérique est un peu exceptionnel, il est éprouvé depuis déjà plusieurs années, donc pas trop d’inquiétude à ce niveau.

Comme nous avons la version 800cc du Khaos, nous n’avions pas droit à la version XT des marchepieds ni des rails. Nous avons noté une légère accumulation de neige qui n’était pas présente avec les modèles XT, mais rien de majeur. 

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Accumulation de neige sur les marchepieds

Par contre, après une grosse journée de poudreuse, j’ai remarqué que la neige s’infiltre dans la courroie d’entraînement, et que de la glace s’y forme si la motoneige n’est pas dégelée. Lorsqu’on démarre la motoneige le lendemain, on a droit à tout un crissement si on ne retire pas la glace. C’est un comportement que nous avions également noté l’année dernière sur la Pro-RMK.

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Accumulation de neige sur le marchepied et près de la courroie d’entraînement

On aimerait tant…

Même si on se répète, on aimerait que chaque motoneige de montagne Polaris (et probablement simplement toutes les motoneiges Polaris tout court) soit équipée d’un cordon de sécurité et ait un avertissement sonore de reculons. Également, je serai le premier heureux lorsque Polaris décidera d’équiper ses motoneiges de montagne d’un indicateur numérique de gaz. L’indicateur mécanique est complètement inutile, et n’est pas du tout précis. J’ajouterais que toutes les motoneiges de montagne de Polaris devraient être munies des marchepieds et des rails XT, et encore plus pour la Khaos.

Mission accomplie !

Dans le monde compétitif qu’est la motoneige de montagne, l’introduction de la Khaos en 2020 tombe à point pour Polaris. À mon avis, elle comble un vide dans la gamme de montagne de la marque, et plusieurs personnes changeront leur Pro RMK pour un Khaos, car ils s’identifient plus à cette machine.

Dans le but d’être objectif sur ma conclusion sur l’essai de la Khaos de Polaris, je vais m’inspirer des sourires que j’ai vus tous ceux qui ont eu la chance de l’essayer cette saison : c’est débile?! Elle est agile, facile à initier, et lève des patins instantanément?! 

Je l’ai dit à plusieurs reprises cette saison, mais c’est la RMK la plus amusante qu’il m’a été de rouler?! Un sincère merci à Polaris de nous avoir permis de faire cet essai lors de la saison 2019-2020 !

[[YT]]

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