Bilan de mi-saison : Polaris Rush 800 2011

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C’est avec beaucoup de satisfaction que nous dressons un bilan de mi-saison positif de notre motoneige d’essais 2011 chez Polaris.  Nous en sommes déjà à notre deuxième année d’essais sur le nouveau châssis Pro-Ride, et même si c’est un concept très différent des autres manufacturiers, nous avons appris à comprendre le comportement de ce type de motoneige. Nous comprenons qu’il reste encore quelques détails à améliorer pour 2012, mais la version 2011 du Rush est clairement supérieure à celle qui nous a été présentée à sa première année en 2010.
 
Motoneige Polaris Rush 800 2011
 
La plus grosse amélioration se situe définitivement au niveau du comportement de la suspension arrière Pro-Ride dans les bosses moyennes (+-12 pouces). En effet, lors de nos essais de 2010, l’amortisseur avant de la chenille ne réagissait pratiquement pas dans les bosses, ce qui provoquait plusieurs situations où le pilote était carrément éjecté de son siège. Il fallait des bosses de 2 à 3 pieds afin de faire réagir le dit amortisseur, des conditions extrêmes qui ne représentaient pas la réalité des randonneurs.  En 2011, les ingénieurs de Polaris on changé l’angle d’attaque de la chenille, en plus de revoir les points d’encrage de la suspension à l’avant de la chenille. Résultat, une amélioration importante du comportement de la Rush dans les bosses, qui la rend beaucoup plus facile à contrôler. Cela dit, il semble de plus en plus clair qu’il reste un peu de travail à faire à ce niveau, car bien que le problème soit résorbé de façon importante, l’avant de la chenille réagit moins bien quand vient le temps de prendre des petites bosses (6 pouces) à répétition (planche à laver).  Voilà un signe probable que l’amortisseur à l’avant de la chenille ne travail pas à la vitesse voulue. 
 
Motoneige Polaris Rush 800 2011
 
L’autre élément clé de la version 2011 est sans contredit l’introduction de l’impressionnant moteur 2 temps 800cc CleanFire développant plus de 160 cv. Les performances de ce moteur sont exceptionnelles en accélération tout comme à haute vitesse. Lors d’essais en circuit fermé, nous avons atteint des pointes de vitesse plus que satisfaisantes pour un modèle de série. Si on tient compte de la puissance disponible et du fait que nous avons régulièrement eu un style de conduite sportive, la consommation de carburant de 800cc est honnête avec une consommation moyenne de 14.5 MPG ou 19.5 L/100. Là où le 800cc impressionne la galerie, c’est au niveau de la consommation d’huile à injection. Avec une moyenne de +-0.3 L/100, le Cleanfire s’apparente aux technologies 2 temps les plus évoluées actuellement sur le marché. Avec des reprises franches, la Rush 800 est sans contredit une motoneige de haute performance de premier ordre en 2011.
 
Motoneige Polaris Rush 800 2011
 
Seul élément qui mérite une réflexion sur ce moteur, l’absence de démarreur électrique dans certains modèles. En fait, ce n’est pas autant l’absence du démarreur, que de la difficulté à démarrer manuellement le costaux 800cc. En fait, une grande majorité de femmes et plusieurs hommes n’y arriveront pas à -25 degrés Celsius. Heureusement, il y a un truc dans cette situation : vous donnez 4 à 5 coups seulement pour dégeler le moteur, et ensuite vous demandez à quelqu’un de tenir l’accélérateur très légèrement (moins du quart de l’accélérateur) pendant que vous tirer à deux mains la corde de démarrage. Fait à noter, notre partenaire CM Barbeau, concessionnaire Polaris dans la grande région de Québec, nous a suggéré un antigel pour essence vendu par Polaris (approx 7$) afin de se prémunir de problèmes d’injection lors de randonnées à des températures en bas de -20 degrés. 
 
Motoneige Polaris Rush 800 2011
 
Finalement, la conduite de notre monture est très précise et facile pour bon nombre de motoneigistes.  Tous ceux qui prennent place sur celle-ci apprécient la position de conduite de la Rush, tout comme l’espace réservé aux jambes. En conduite agressive, la motoneige peut cependant faire du survirage à l’occasion, ce qui se traduit dans certaines conditions de neige, en un soulèvement du ski intérieur.  L’installation de lisses doubles (côte à côte) ou même, de SnowTracker, peut réduire de beaucoup le phénomène en élargissant le point d’appui des skis, ce qui contrôle en partie le centre de gravité de la motoneige. N’oublions pas que nos essais ne sont cependant pas terminés et nous continuerons à travailler sur certains ajustements afin de trouver la combinaison optimale pour cette monture qui ne cesse de nous surprendre.
 
Essai de l’ensemble Stoke non isolé de 509
Auberge du Draveur - Motoneige