Ça brasse encore au Saguenay! Alors qu’on croyait que tout allait comme sur des roulettes, on apprend que les clubs de motoneigistes de Lac-St-Jean-Est s’insurgent contre les clubs de Saguenay parce qu’ils refusent de contribuer financièrement pour entretenir le sentier Trans-Québec 23.

Si les motoneigistes du Lac-St-Jean-Est sont si scandalisés, c’est parce que ce sentier provincial est l’un des principaux accès à la région pour les motoneigistes de l’extérieur, et que le Saguenay en profite amplement sans contribuer à son entretien. En début de saison, le gouvernement provincial a attribué une subvention totalisant 45 500$ pour l’entretien des sentiers, en collaboration avec divers organismes régionaux. Cette somme par contre, serait insuffisante pour les besoins de la région, selon le directeur général de Tourisme Alma-Lac-Saint-Jean-Est, Gervais Coulombe.

Toujours selon M. Coulombe, les trois clubs de motoneigistes de Lac-St-Jean-Est doivent actuellement débourser 12 000$ par année pour achever l’entretien des pistes. Une contribution de 8000$ aurait été demandée aux quelques 2000 membres du Club Saguenay, ce qui veux dire à peu près 2$ par personne, mais cela lui a été refusé.

"L’entretien du sentier Trans-Québec 23 coûte entre 65 000 $ et 67 000 $ cette année. Nous avons fait une demande au Club de Saguenay, mais ils n’ont même pas daigné nous répondre. C’est ridicule puisque c’est la région du Saguenay qui retire la majeure partie des retombées économiques engendrées par ce sentier" explique M. Coulombe.

Ce qu’il veut dire, c’est que 55% des touristes qui empruntent la fameuse Trans-Québec 23 se dirigent vers le Saguenay au lieu d’Hébertville. Il est donc logique qu’à partir de l’embranchement qui donne accès à l’une ou l’autre des deux destinations, les deux sous régions devraient assumer leur part des coûts.

Jos Thomas, vice-président de la FCMQ et fondateur du Club Saguenay, est d’accord avec M. Coulombe à propos de ce sentiment de partage. Il croit toutefois que c’est l’ensemble des intervenants régionaux en plus des clubs qui devraient contribuer à l’entretien et au développement des sentiers de motoneige.

"C’est certain qu’ils devraient donner un coup de main", confie-t-il. Il m’apparaît normal que la région toute entière soit impliquée. Non seulement pour la Trans-Québec 23, mais aussi pour les 800 kilomètres de sentiers de connexion que nous avons au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il faudrait une subvention récurrente, destinée uniquement à l’entretien des pistes compte tenu que toute la région tire profit de l’industrie".

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Réjean Bouchard, préfet de la MRC de Lac-St-Jean-Est et président de la Table régionale de concertation des véhicules hors route, appuie la démarche des clubs jeannois. "Nous devrions charger un droit de passage aux touristes qui prennent la direction de Saguenay", tranche-t-il.

Reste à savoir si cela causera d’autres problèmes pour l’ouverture des pistes la saison prochaine, alors que le Club Saguenay a assuré en début de saison qu’il n’y aurait plus de telle situation.

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