Essai de la RS-Vector 2005 ( Suspension )

Liste des hôteliers
Dans le second
article de cette série, nous aborderons nos observations sur la suspension
et la conduite de la RS-Vector 2005.

Contexte
des essais

Afin de pouvoir se donner une base de référence, nous avons roulé
la motoneige avec les ajustements de base sur une distance de plus de 2000km.
Cela nous permettait de pouvoir comparer le comportement suite aux changements
effectuées sur les ajustements. Le conducteur mesure 170cm et pèse
environ 95kg. Ceci est important puisque les observations pourraient varier
selon le gabarit du conducteur…


Cliquer l’image pour agrandir

Observations
avec tous les ajustements de base

Tel qu’expliqué lors du premier article de cette série,
nous avons remarqué que les patins avaient une tendance à se soulever
lors des virages. De plus, la motoneige avait beaucoup de patin.

Du coté de
la suspension arrière, les ajustements de base offraient un très
bon confort.

Ajustements
effectués sur la suspension

Le but premier des ajustements était de diminuer le soulèvement
des patins dans les virages. Voici la liste des modifications que nous avons
effectués :

Nous avons diminué
la tension sur les ressorts de la suspension avant (patins). Cette étape
est très simple. Nous avons desserré l’ajustement de 3 tours
complets.

Nous avons augmenté
la tension du ressort de l’amortisseur situé au centre de la motoneige.
Nous avons serré l’ajustement de 3 tours. De plus, nous avons réduit
la longueur des courroies de retenu d’un trou (Environ 2cm)

À l’arrière,
nous avons ajusté le bloc à S (Smooth) au lieu de M (Médium).

Résultats
des ajustements

Les effets des ajustements ont été observés très
rapidement. Nous avons pour ainsi dire éliminé le soulèvement
des patins des les virages. Lorsque ceux-ci se soulèvent, ils le font
d’environ 2 ou 3 centimètres ce qui est beaucoup moins prononcé
qu’avec les ajustements de base.

Lors des accélérations,
le transfert de poids est accentué ce qui enlève un peu de patin.
Par contre, lorsqu’on décélère, le poids revient
sur les patins ce qui augmente le contrôle de la motoneige.

Nouveauté : le casque CKX Contact

Finalement, le fait
d’avoir modifié le bloc d’ajustement permet d’avoir
une suspension plus souple qui absorbe encore plus facilement les petites bosses
dans les sentiers. Nous hésitons par contre à conserver l’ajustement
à ce niveau dans des sentiers plus mous. D’autres tests devront
être effectuées puisque nous n’avons pas eu de chutes de
neige depuis plus d’un mois lors des essais de ces modifications.

Longues randonnées
Les tests que nous avions effectués jusqu’à présents
démontraient très bien que le confort de la RS-Vector répondait
bien à des randonnées jusqu’à 500km. Habituellement,
la majorité des motoneigistes limitent leurs randonnées à
des distances de cet ordre. Mais pour des randonnées de longue haleine,
comment le confort de cette motoneige serait-il perçu par son conducteur
?

Afin de bien tester
le confort de la motoneige, notre pilote a parcouru une distance de 725km en
une journée. Bien peu de gens parcourent de telles distances dans une
seule journée alors il s’agit, sans nul doute, d’un excellent
test pour le confort d’une motoneige.

Lors de cette randonnée,
les conditions variaient grandement puisqu’on a rencontré une grande
variété de sentiers. En effet, nous avons commencé la journée
sur un sentier glacé pour ensuite passer à un sentier à
fond ferme. Par la suite, on est a parcouru un peu plus de 100km en hors sentier.
Après une pause, nous avons roulé dans des sentiers semi-fermes
sur environ 350km avec un mercure entre -2C et -5C. Au retour, nous avons eu
droit à des conditions similaires à celles que nous avons connu
au départ de cette journée.

Les conclusions de
ce test sont excellentes! Le conducteur avait autant de plaisir à conduire
cette motoneige à la fin de la randonnée. Bien sûr la fatigue
était ressentie mais il s’est dit prêt à tenter un
test plus long soit un 1000km en une journée. Ce test devrait avoir lieu
au début du mois de mars!

Démystifier la nouvelle Loi sur les véhicules hors route


Près d’Edmonston au Nouveau Brunswick

Observations
sur la position de conduite

Lors des tests, nous avons ajouté un volet soit celui de modifier notre
position sur le siège afin de vérifier les effets dans la conduite
de cette dernière. Tel que prévu, en avançant quelque peu
vers l’avant on modifie la position du centre de masse ce qui permet une
amélioration dans la prise des virages serrés. Par contre, cette
position est un peu moins confortable si on la conserve pendant une longue période
puisque ce n’est pas la position «naturelle» de la conduite
de la RS-Vector.

Entretien
après 5000km

À environ 2000km, nous avons observé que la conduite devenait
un peu plus dure. Le guidon était plus difficile à tourner ce
qui amplifiant l’impression d’avoir trop de patin. Après
vérification chez le concessionnaire, un simple graissage a résolu
le problème.

Nous avons également
changé les carbures des patins à 3500km. Les carbures d’origines
étaient complètement usées. Compte tenu des conditions
très difficiles que nous connaissons depuis le début des essais
(glace, terre, fond de sentier glacé), cette situation était à
prévoir. Nous avons posé des carbures simples agressives ce qui
donne une conduite précise sur les fonds glacées.

Nous avons également
remarqué que les cadrans s’embuaient quelquefois ce qui limitait la visibilité
de la vitesse ou du kilométrage effectué. Ceci peut être
réglé facilement par le concessionnaire.


Cliquer l’image pour agrandir

 

La consommation
Nous avons maintenant plus de données tant qu’à la consommation
de la RS-Vector 2005. En effet, nous avons pu tester celle-ci dans une panoplie
de conditions de sentier différente. Nous sommes toujours très
satisfait de ces données puisque peu importe les conditions rencontrées
ou le type de conduite, cette motoneige s’est toujours montrée
très économique si on la compare avec les autres modèles
sur le marché.

Murdoch Masters : la 5e édition de la grande compétition de motoneige et de snowbike

Jusqu’à
présent, selon les conditions, la consommation a variée entre
18MPG et 23,5 MPG. En aucun temps après le rodage, nous n’avons
modifié notre façon de piloter afin de favoriser l’économie.

Prochain
article…

Le prochain article de cette série portera sur le comportement du moteur
et de l’embrayage ainsi que sur l’expérience de conduite.

Les Motoneiges Géro