La région de la Baie-James en motoneige par le réseau de sentiers – partie 3

La région de la Baie-James en motoneige par le réseau de sentiers - partie 3

Lebel-sur-Quévillon sentier TQ 93

Petite ville d’un peu plus de 2 000 résidents créée en 1965, Lebel-sur-Quévillon est localisée autour d’une papetière au centre de la ressource forestière. À l’époque où le flottage du bois sur les rivières devenait de plus en plus controversé et que le transport du bois par la route devenait de plus en plus onéreux, Lebel-sur-Quévillon située en pleine forêt boréale permettait de transformer la ressource sur place puis d’acheminer le produit fini à moindre coût.  Aujourd’hui, la papetière est fermée à la suite de la crise mondiale du papier. 

Certains investisseurs cherchent une façon de faire revivre cette industrie qui doit s’orienter vers des produits nouveaux reliés à l’utilisation de la fibre de bois. Aussi la production d’électricité et la construction d’une serre sont dans les vues et les cartons afin de revitaliser l’économie de la forêt. La mine Langlois qui extrait du zinc participe encore aujourd’hui à l’économie régionale. Toutefois, la baisse mondiale des prix des métaux influence actuellement l’avenir de la mine. 

Deux motels et un gite constituent l’offre en hébergement pour les motoneigistes. Nous avons apprécié l’hospitalité et le confort du Motel du Lac, 43 chambres et classé 3 étoiles, 819-755-4333. Un forfait inclut le petit déjeuner. Le Motel du Lac est moderne et confortable. Par prudence, il convient de réserver. 

Pour les repas, Quévillon Pizzeria est très populaire et offre une cuisine familiale et variée que nous avons aussi appréciée. 

Une station service Petro-Canada et un dépanneur sont localisés à l’entrée du sentier TQ 93.

Le club de motoneige maintient aussi de petits relais très appréciés des voyageurs.


Une petite halte bien propre et bien chauffée, c’est toujours agréable par grand froid.

En route, nous avons fait la connaissance de M. Normand Labrie qui, depuis 20 ans, s’implique dans l’entretien des relais et des sentiers du Club de motoneige de Lebel-sur-Quévillon. Il en a vu des machines, des tempêtes et des bris! Il est très fier de voir l’évolution des surfaçeuses; aujourd’hui, elles sont fiables et confortables. Il met beaucoup d’énergie à maintenir un réseau de sentiers de très bonne qualité. 


M. Normand Labrie et la surfaçeuse de Lebel-sur-Quévillon sur le sentier TQ 93

Lebel-sur-Quévillon – Matagami

Depuis Lebel-sur-Quévillon, une boucle nordique par le sentier no 396 peut nous mener vers Matagami (porte de la Baie-James) pour revenir via Amos et Senneterre.

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Le sentier se dirige vers le nord et suit le même axe que la rivière Bell, tributaire de la rivière Nottaway du bassin versant de la Baie-James. Cette rivière doit son nom à un géologue, Robert Bell (1841-1917), le premier scientifique qui a exploré ces territoires nordiques à la recherche de mines et de diamants. 

À quelques reprises, le sentier no 396 croise aussi la route forestière R 1005, où se font les échanges d’opérateurs de surfaceuse. Le sentier n’est plus aussi rectiligne et le tracé de 132 km, totalement en forêt, compte un bon nombre de courbes que nous nous étions déshabitués à négocier sur la TQ 93. Le tracé est agréable et les clubs de motoneige de Lebel-sur-Quévillon et Matagami s’assurent d’un entretien impeccable. 

Matagami, qui signifie « confluence des eaux », doit sa naissance à l’extraction minière des années 1950 et l’implantation d’industries de transformation du bois dans les années 1960. Matagami a connu ses meilleures années économiques dans les années 1970 lors de la construction de la route menant vers Radisson et qui a permis la construction des réservoirs et des centrales de la Baie-James. Aujourd’hui, l’activité économique de Matagami repose encore sur les mines et la forêt, mais le faste des années de l’aménagement de la Baie-James est passé. 

Le tourisme semble aussi une avenue qui semble vouloir se développer. Les infrastructures et aménagements sont surtout axés sur le tourisme d’été. Les activités d’hiver sont très locales et outre le sentier no 396, aucune activité n’incite à prolonger son séjour. 

En termes d’hébergement, le principal établissement l’Hotel Matagami, 877-739-2501, compte 58 chambres dans un décor des années 1970, classé 3 étoiles. La clientèle hivernale se compose davantage de travailleurs et les repas se servent dans une salle multifonctionnelle. Les camions partent et circulent très tôt au matin, puisque c’est aussi un relais routier. 

Le Gite de la Belle Rivière, 819-739-2822, offre une qualité et un service personnalisé un peu plus recherché par les motoneigistes qui veulent un contact personnalisé avec les gens et un peu plus de confort. 

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À Matagami, les postes d’essence et les dépanneurs sont facilement repérables et accessibles à la sortie du sentier. 

Direction Amos

Lorsque l’on reprend le sentier no 396 sud, le prochain poste de ravitaillement est à Saint-Dominique-du-Rosaire, soit à 165 km de Matagami.  On retrouve un restaurant routier et un poste d’essence. Le Resto-Bar Chez Hélène et Denis, 161 route 109, est bien indiqué depuis le sentier lorsque l’on traverse le village. 

Sur ce trajet depuis Matagami, aucun attrait particulier car le tracé longe la route 109 et circule sous une ligne hydroélectrique. Somme toute, c’est un sentier large, sécuritaire et bien entretenu pour rouler, mais assez monotone et avec peu de paysage à photographier.

Amos est la ville centre de la région avec 12 700 résidents. Elle est traversée par la rivière Harricana, nom connu des Européens pour l’épreuve d’endurance de renom en motoneige. Ce nom signifie « principale voie » car la rivière coule sur  un tracé de 553 km qui va de Val d’Or à la Baie-James. Les coureurs des bois, les marchands de fourrure l’ont fréquentée, puis les draveurs y ont conduit les billes de bois au péril de leur vie. L’industrie du bois de construction a joué un rôle important dans l’économie de la ville. De nos jours, l’utilisation récréative de la rivière Harricana attire de nombreux touristes au cours des différentes saisons. On peut notamment y circuler en motoneige, mais en suivant bien les balises qui conduisent à des commerces de services. 

À Amos, on y retrouve toutes les gammes d’hébergement, une variété de restaurants, des concessionnaires de motoneiges, bref un peu de tout. C’est à Amos que l’on rejoint finalement le sentier TQ 93 qui nous ramènera au point de départ dans la Jamésie, soit en passant par Senneterre (94 km) puis Lebel-sur-Quévillon (102 km) et Chibougamau.

D’autres options s’offrent depuis Senneterre, soit;

  • Revenir par la Haute-Mauricie par le sentier TQ 83, Clova (274 km), Parent (108 km),  Relais 22, Roberval (367 km);
  • Revenir en Outaouais ou dans les Hautes-Laurentides par la Réserve faunique La Vérendrye.
La civilité en sentier a toujours sa place!

Un collaborateur de Motoneiges.ca prépare actuellement une tournée de l’Abitibi- Témiscamingue en 2017 et quelques articles viendront préciser les itinéraires possibles, les points d’intérêt et les services dans les régions de Val d’Or, Senneterre, Amos, Rouyn-Noranda et Ville-Marie. À suivre donc sur www.motoneiges.ca  à l’onglet Destinations touristiques. 

Nous désirons remercier 

L’Association touristique régionale de la Baie-James qui a organisé cette tournée afin que nous puissions découvrir et vous faire connaitre cette région à la limite du 50e parallèle. M. Steven Pomerleau de l’ATR nous a guidés tout au long de notre séjour. Nous espérons que ces textes et les photos vous donneront le goût d’aller découvrir ce mode de vie nordique si facilement accessible en motoneige. Pour en savoir plus, visitez www.decrochezcommejamais.com.

La compagnie Arctic Cat qui nous a permis d’effectuer l’essai de la Pantera 7000 Limited 2016 qui s’est avérée être une motoneige de très haute qualité et très bien adaptée pour de longs voyages. Nous avons spécialement apprécié la réserve d’essence de 60 litres contenus dans les 2 réservoirs communiquants et qui permet une très grande autonomie en région nordique. Cette motoneige compte aussi beaucoup d’équipements standards qui assurent confort et sécurité et vous permettent de toujours connaitre les conditions. La suspension très agréable, le siège chauffant et autres, facilement ajustables selon nos besoins, font de la Pantera Limited d’Arctic Cat une motoneige que l’on se doit de recommander à tous ceux qui veulent découvrir confortablement le vaste réseau de sentiers du Québec.

L’équipe de Motoneiges.ca utilise depuis plusieurs années les produits CKX de la compagnie Kimpex. Ils sont très confortables et nous avons pu les mettre à l’épreuve, en vérifiant leur confort et leur endurance aux rigueurs de notre hiver. 

Aussi, nous avons fait l’essai du nouveau casque CKX Tranz 1.5. Nous n’avons que de bonnes paroles pour Kimpex qui sont très à l’écoute de nos commentaires et propositions pour développer des habillements de qualité et adaptés aux besoins des motoneigistes. 

Nous vous souhaitons un bon voyage au 50e parallèle.