La saison touristique menacée

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Avec l’arrivée des premières neiges, Tourisme Centre-du-Québec s’inquiète des pertes financières que pourrait engendrer la décision des producteurs agricoles de continuer à interdire l’accès de leurs terres aux amateurs de motoneige et de motoquad.

Si les agriculteurs maintiennent leurs moyens de pression, l’association touristique régionale s’attend à ce que de nombreuses entreprises connaissent d’importantes pertes de revenus, notamment les restaurants, les hôtels, les auberges et les stations-service.

Rappelons que les agriculteurs ont décidé de ne plus accorder de droits de passage aux motoneigistes pour protester contre les nouvelles règles de l’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) de la Financière agricole du Québec.

Chaque hiver, des centaines de touristes sillonnent les sentiers de la région. Il y a 1250 kilomètres de sentiers de motoquad et 1200 kilomètres de sentiers de motoneige au Centre-du-Québec. Près du quart d’entre eux passent sur des terres agricoles.

De tous ceux qui sillonnent les sentiers centricois, 80 % des motoneigistes et 60 % des amateurs de motoquad viennent de l’extérieur de la région. Chacun dépense de 250 à 300 $ par jour.

Le président de Tourisme Centre-du-Québec, Bernard Giles, souligne que l’Union des producteurs agricoles (UPA) vise la mauvaise cible. « Plusieurs intervenants auront de la difficulté à passer un hiver normal, puisqu’ils comptaient là-dessus comme retombée économique pour faire fonctionner leur établissement », déplore-t-il.

De son côté, le directeur régional de l’UPA du Centre-du-Québec, Sylvain Rheault, réitère l’importance du dossier de l’assurance stabilisation des revenus agricoles.

 

Action concertée entre les clubs de motoneigistes et les unions de producteurs agricoles (UPA)
Auberge du Draveur - Motoneige