L’Abitibi-Ouest, futur paradis du sport motorisé

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Avec 39 utilisateurs de quad et de motoneige par tranche de 100 habitants, par rapport à 7 pour le Québec, l’Abitibi-Ouest présente un excellent potentiel de devenir le paradis québécois du sport motorisé. Or, avant d’atteindre le septième ciel, il reste plusieurs marches à monter.

La motoneige et le quad occupent le haut du pavé des sports motorisés en Abitibi-Ouest, devançant même – et de loin – la moyenne provinciale.

À la suite d’un exercice de consultation d’envergure réalisé au printemps dernier auprès de 595 utilisateurs de véhicules de plein air et 22 entreprises fournissant des biens et services à cette clientèle, la SADC d’Abitibi-Ouest (SADC-AO) a présenté, le 19 novembre, un portrait détaillé de la pratique du sport motorisé au sein de la MRC et du secteur de Villebois-Valcanton.

Les rois de la forêt

Si l’étude se consacre à tous les types de sports motorisés, dont les sports nautiques, le camping motorisé, l’aviation amateur, les sports nautiques et la moto, la palme est remportée haut la main par le quad et la motoneige, qui comptent respectivement pour 35 et 33 pour cent du total des véhicules.

On y apprend ainsi que, selon les données de la SAAQ pour l’année 2012, on retrouvait en Abitibi-Ouest 3539 motoneiges et 4610 quads. De plus, la MRC comprend 400 km de sentiers de motoneige fédérés et 102 km pour le quad. Tout cela, rappelons-le, pour une population d’un peu plus de 21 000 habitants.

Tout un potentiel

Face à de telles données, un constat émerge: celui du vaste potentiel de développement que présente le secteur du sport motorisé pour l’économie de l’Abitibi-Ouest. D’ailleurs, selon le rapport de la SADC-AO, pas moins de 86 pour cent des utilisateurs sondés ont déclaré être en accord avec cet objectif. Plus intéressant encore, la proportion grimpe à 94 pour cent chez les non-utilisateurs.

Selon les répondants, ce développement amènerait une plus grande visibilité du territoire ailleurs au Québec et même au Canada. Du même coup, cela pourrait engendrer une croissance des retombées économiques et une diversification des activités, tout en améliorant les services offerts de même que les sentiers et les routes.

De leur côté, les 22 entreprises sondées ont insisté sur l’apport économique important du sport motorisé sur leurs propres activités. Pas moins de 57 pour cent d’entre elles se disent d’ailleurs d’accord pour adapter leurs propres services pour favoriser le développement du secteur.

Beaucoup de pain sur la planche

Or, avant d’en arriver là, il faudra accroître la qualité des infrastructures des routes et des sentiers de même qu’améliorer la qualité et la quantité des services offerts. Il faudra aussi ouvrir davantage de sentiers fédérés pour le quad. Pas une mince tâche lorsqu’on sait que la plupart des clubs de sports motorisés reposent en majeure partie sur le bénévolat.

À cet égard, la SADC-AO insiste donc sur l’importance de mettre en place une structure de soutien reposant sur des bases solides. Cette volonté devra se traduire par la réalisation d’un plan stratégique, lequel sera doté d’un support technique et financier.

Les Motoneiges Géro