Le sentier Trans-Québec #23, féerique !

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Le Sentier de motoneige Trans-Québec #23 qui relie la région au reste du Québec, via la Réserve faunique des Laurentides, prend de plus en plus des airs de calibre international. Notamment, au cours de la dernière année, on a procédé à un réaménagement de quelque 11 kilomètres de sentier, du Mont Apica vers Hébertville, transformant ce secteur en une véritable « autoroute » pour motoneige.

Vendredi le 13 mars dernier, une trentaine de participants étaient sur place très tôt le matin, à l’Auberge du Presbytère d’Hébertville, pour la randonnée en motoneige organisée par Tourisme Alma Lac-Saint-Jean pour sillonner le corridor Hébertville—Mont Apica, une balade de quelque 170 kilomètres aller-retour.

Le préfet Léonard Côté, des maires, des représentants d’organismes économiques et touristiques et deux représentants des médias ont ainsi pu vivre cette expérience motoneige dans un décor paradisiaque, par une journée où le soleil brillait de tous ses éclats.

Un projet de pont
Après un peu plus d’une heure de balade, dont une partie magnifiquement découpée sous la ligne de transport d’énergie d’Hydro-Québec, tout le groupe s’est arrêté sur la surface gelée de la rivière aux Écorces, dans la Réserve faunique des Laurentides.

« Ici, on rencontre une problématique très spéciale. D’abord, pour une question de sécurité, notre surfaceuse ne peut pas passer sur la rivière et doit emprunter le pont de la route 169, avec tous les risques que cela comporte. Également, le circuit #23 est coupé par cette rivière tard à l’automne et très tôt au printemps alors que le sentier est parfaitement praticable. On envisage donc de construire un pont de quelque 80 mètres au-dessus de la rivière, environ 600 mètres en aval du pont de la 169 afin de sécuriser les motoneigistes. Ce serait une amélioration majeure sur laquelle nous travaillons. Cet investissement est estimé à quelque 750 000 $ », souligne Gervais Coulombe, directeur général de Tourisme Alma Lac-Saint-Jean.

Conditions de sentier de motoneige du 12 mars 2021 (Midi)

Quelques kilomètres plus loin, tous les membres de l’expédition font une seconde pause, à l’intersection du sentier #23 en provenance de Québec et le carrefour du sentier #328 menant à Saguenay.

Il s’agit d’une intersection majeure, car 55 % des touristes motoneigistes tournent à cette intersection pour se rendre à Saguenay alors que 45 % continuent en direction du Lac-St-Jean.

« Notre effort de commercialisation vise vraiment à augmenter le nombre de motoneigistes qui vont se rendre au Lac Saint-Jean pour ensuite se diriger vers les Monts Valin. Notamment, on a refait cette année notre affichage qui donne très clairement le message, à la conquête des Monts Valin et du Lac-Saint-Jean », lance Gervais Coulombe.

Ce dernier demeure toutefois amer face à cette intersection. En effet, depuis près de trois ans, on tente d’obtenir le support financier des clubs de motoneige du Saguenay pour l’entretien du sentier Trans-Québec.

Présentement, suite à une entente entre les trois principaux clubs de motoneige de Lac-St-Jean-Est et de la MRC Lac-St-Jean-Est, ceux-ci se partagent les frais d’entretien d’Hébertville jusqu’à l’Étape. De là jusqu’au Lac Beauport, c’est le club de l’endroit qui assure l’entretien.

« Nous, on n’a pas de problème à entretenir les 40 kilomètres de sentier d’Hébertville jusqu’à ici (croisement du lac Chartrand). Mais, pour les 102 autres kilomètres, d’ici jusqu’à l’Étape, on voudrait la collaboration de Saguenay pour l’entretien, car c’est eux qui en bénéficient aussi largement », d’ajouter Gervais Coulombe.

Notamment, on songe à faire intervenir les instances politiques dans ce dossier. L’entretien d’un kilomètre de sentier nécessite une dépense d’environ 600 $. Le coût annuel d’entretien de ce tronçon de 102 km est donc de quelque 60 000 $, une facture que l’on aimerait bien partager avec Saguenay.

Mont Apica
Tourisme Alma Lac-Saint-Jean a dans ses cartons un projet ambitieux, soit construire un chemin d’accès de quelque 20 kilomètres qui débouchera au sommet du Mont Apica où l’on installera un belvédère d’observation, là où se trouvaient les installations radar de la Défense nationale.

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