Les agriculteurs veulent redorer leur image

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Un an après avoir paralysé l’industrie de la motoneige au Québec, les agriculteurs souhaitent redorer leur image auprès de la population par le biais d’une campagne sur la valorisation de leur profession.

Dans le cadre de l’assemblée générale annuelle de l’UPA du Saguenay-Lac-Saint-Jean, les membres ont adopté hier une résolution d’appui à la démarche entreprise par leur Fédération. Le président régional, André Fortin, précise toutefois qu’il ne faut pas voir en cette initiative un mea culpa, mais bien une campagne de sensibilisation aux réalités des agriculteurs. Selon lui, il est tout à fait légitime de défendre ses droits lorsqu’on se sent lésé, quelle que soit la perception des observateurs.

«On a le droit de gagner notre vie et ce n’est pas en s’apitoyant sur notre sort que nous y arriverons, exprime-t-il. Comme organisation, nous allons prendre les moyens qu’il faut pour avoir des résultats. Nous avons bloqué les sentiers de motoneige et cela a engendré des réactions. Ça a choqué les clubs, ça a choqué les maires, ça a choqué bien du monde, mais il y a eu une prise de conscience.»

Toujours selon André Fortin, le monde agricole est méconnu de la plupart des gens, ce qui expliquerait la réaction mitigée de la population à l’égard des moyens de pression exercés par l’UPA. L’éventuelle entente spécifique, estime-t-il, permettra de démystifier le rôle des agriculteurs dans le développement du Québec.

«Souvent on parle de la forêt. Quand il est question d’un CAAF, toute la région se mobilise. Mais, quand on parle d’agriculture, on ne voit personne se lever. C’est bien beau les CAAF, mais les usines sont où? Elles sont fermées. Les agriculteurs, eux, sont encore là.»

Premier vice-président à la Fédération de l’UPA, Pierre Lemieux ajoute en ce sens que les Québécois sont mûrs pour un éveil collectif. Il évoque notamment les débats entourant l’environnement ou les redevances liées à l’exploitation des ressources naturelles.

«Une chose est certaine, c’est que les Québécois veulent des produits de proximité, de qualité et en quantité suffisante. Ils veulent aussi un modèle d’agriculture efficace. Quand nous allons dans la rue, c’est ça qu’on défend. Et je crois qu’il y a de plus en plus de personnes qui se réveillent présentement au Québec. Quand on regarde les entourloupettes de certains décideurs politiques qui tentent d’endormir la population, on ne peut que se réveiller. Nous avons démontré, au cours des dernières années, qu’en se mobilisant nous pouvions faire bouger les choses. C’est vrai qu’on dérange de temps en temps, mais si l’agriculture disparaît du secteur rural, vous allez voir que beaucoup d’autres secteurs vont tomber», élabore-t-il.

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