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Première expérience en cross-country motoneige : récit d’une course exigeante

Tout a commencé par un simple, « T’es-tu game? On s’inscrit? » J’ai répondu oui, sans hésiter et sans vraiment mesurer l’ampleur du défi qui m’attendait. Les jours passaient et l’excitation montait en flèche à l’approche du grand départ pour la 4e édition de course de sur circuit fermé Cross-Country Motoneige Québec. La nervosité s’est aussi installée, créant un mélange d’adrénaline, de doutes et d’impatience… Mais il n’était plus question de reculer. J’ai donc foncé tête première dans l’aventure!

Mon objectif était simple : terminer la course sans me blesser et sans bris mécanique. Je cherchais juste à vivre l’expérience pleinement et m’amuser. Dans ma tête, j’imaginais le parcours comme un sentier de motoneige en fin de journée, ravagé avec une série de bosses à n’en plus finir. Un terrain redouté par la plupart… mais exactement comme je les aime.

Je me pose alors mille et une questions : quel sera le calibre des autres participantes? Vais-je me sentir intimidée? Ai-je réellement ma place dans cette course? J’adore repousser mes limites et me confronter à des défis qui testent ma force et ma détermination. Mais suis-je prête? Saurai-je être à la hauteur? Au fond de moi, une petite voix me rassure. Je suis compétitive. J’aime les défis. Alors, peu importe ce qui m’attend, je vais foncer.

Le jour J : immersion dans une course de cross-country motoneige

Le jour de l’événement arrive enfin! L’ambiance sur le site du Cross-Country Motoneige Québec est fébrile. Tout le monde se prépare et fait ses derniers ajustements avant le départ. J’ai fait la rencontre des filles qui sont tout aussi nerveuses et excitées que moi. On partage quelques rires et on se rassure mutuellement. Il y a quelque chose d’unique dans cette atmosphère ; un mélange de camaraderie et de compétition.

On assiste alors au pit meeting. Un animateur nous explique les consignes de sécurité et les détails du parcours. Tous les participants sont attentifs ; on sent bien l’excitation. Une fois les instructions données, c’est enfin le moment tant attendu : nous partons tous pour les tours de pratique.

Dès le premier virage, je réalise que cette course sera différente de ce que j’avais imaginé. La neige estmolle et profonde, ce qui rend la conduite plus exigeante. Maxime m’avait vendu cette course comme une version extrême d’un sentier traditionnel, un tracé en sens unique avec des bosses. En fin de compte, ce n’est pas du tout comme les sentiers fédérés.

Je termine enfin mes tours de pratique et je réalise que j’ai chaud. Je me sens déjà comme je venais de terminer un gros workout… Et la véritable course n’est même pas encore commencée!

Je me prépare mentalement alors qu’on se place sur la ligne de départ. J’allume mon cellulaire pour mettre de la musique dans mon casque et activer le mode “ne pas déranger”. À ce moment-là, un message s’affiche. C’est une très mauvaise nouvelle au sujet d’un proche qui ne va vraiment pas bien. Mon cœur se serre… Mon corps est ici, mais mon esprit est ailleurs. Je sais qu’on doit être concentré dans des défis comme celui-là. On ne peut se permettre d’avoir l’esprit ailleurs, sinon on risque de commettre des erreurs et se blesser. Puis, on sonne le départ de la course.

Premier tour de course encourageant

Le départ de ma première course est donné. Je me concentre comme je peux. Mon premier tour se passe bien et je garde ma place dans le classement. J’étais troisième sur la ligne de départ à la suite d’un tirage au sort. Une fille en avant de moi a fait une sortie de piste, ce qui me place en seconde position.

Ça va bien… j’ai l’adrénaline dans le tapis! Je me dis alors que je peux pousser encore plus. Comme j’ai une belle ligne droite devant moi, j’accélère rapidement. J’essaie de rattraper la personne au premier rang. Mais je n’avais pas mémorisé la piste. J’arrive donc beaucoup trop vite pour le virage et je passe tout droit dans la courbe. Il y a beaucoup de neige fraîche et aucune fond, alors je reste coincée.

J’appelle alors Maxime, qui appelle à l’aide pour me sortir de là. En attendant, je tente de me dégager. Je dégage d’abord les skis, puis la chenille. Je me tape un passage et je réussis ensuite à avancer de 10 pi. Il y a vraiment beaucoup de neige, je m’enlise donc à nouveau.

À ce moment, dans ma tête, j’entends Maxime, qui me dirait : “Gaz au fond, ça va sortir!” Je tente alors le tout pour le tout. Résultat : je suis encore plus calée… Une coureuse s’arrête alors, prête à m’aider. Je la remercie, mais je lui dis de continuer. Qu’elle profite de sa course. De toute façon, je suis déjà trop en retard.

Un quad vient enfin me sortir de là une fois la course terminée. J’ai manqué ma course ; quelle déception! Mais, je me dis que je vais me reprendre à ma deuxième manche.

Deuxième manche : quand la course de motoneige devient trop risquée

La deuxième manche est une tout autre histoire. La piste est méconnaissable, ravagée par le passage des pilotes. Je vois des bosses monstrueuses et des caps de roche à découvert. La condition de la piste s’est nettement détériorée. C’était quand même prévisible après le passage de tous les pilotes.

Pendant la course, je dois me battre pour ne pas être éjectée de ma motoneige chaque fois que je prends une bosse. Ça cogne fort! Puis, mon esprit commence à divaguer alors que j’essaie de contourner les obstacles. Je pense à ma famille et à ma motoneige neuve que je ne veux pas briser. À ce moment, je me questionne : continuer coûte que coûte et risquer de me faire éjecter ou de briser mon Ski-Doo, ou m’arrêter?

Une petite voix en moi me dit de continuer, de ne pas abandonner. Mais une autre me rappelle que je n’ai rien à prouver. Puis, je réalise que le plaisir n’y est pas. Je termine donc mon deuxième tour et prends la décision de sortir de la course. Mon objectif était clair dès le départ : m’amuser, éviter les blessures et préserver ma machine. Ces trois critères suffisent à me convaincre que j’ai pris la bonne décision.

Cross-country motoneige : une nouvelle expérience marquante, mais exigeante

C’était le récit de ma première expérience en cross-country motoneige. J’ai osé essayer. En fin de compte, j’ai appris à respecter mes limites et à passer par-dessus mon orgueil. Je recommencerais si j’avais une motoneige spécifique à ce genre d’usage ; une machine que je peux casser sans soucis. Avec nos saisons trop courtes, on n’a pas de temps à perdre à faire des réparations en cas de bris.

Maxime et moi, nous avons comme défi d’essayer au moins une nouvelle expérience chaque année. Je peux donc ajouter le cross-country motoneige à ma liste. En plus, j’ai rencontré des filles incroyables, talentueuses et courageuses. Force est de constater que ce sport demande une grande force physique et mentale.

Je suis fière d’avoir tenté l’expérience, même si ça ne s’est pas passé comme je l’espérais. Et maintenant, quel sera mon prochain défi?


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