Sentiers de motoneige fermés: l’économie affectée

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La fermeture des sentiers de motoneige cet hiver pourrait faire très mal à l’économie régionale, soutient la ministre du Tourisme, Nicole Ménard, qui espère un règlement rapide avec l’Union des producteurs agricoles (UPA).

Dans son bras de fer avec le gouvernement, l’UPA s’est entendue avec certains de ses membres pour qu’ils bloquent l’accès de leurs terres aux motoneigistes.

L’UPA met ainsi de la pression sur le ministère de l’Agriculture afin de régler un différend en lien avec l’analyse de certains dossiers à la Financière agricole.

Or, dans certaines régions du Québec, comme au Saguenay-Lac-Saint-Jean ou encore dans Charlevoix, la pratique de la motoneige attire de nombreux touristes. Et si les sentiers sont fermés, ceux-ci choisiront d’autres destinations pour leurs vacances.

Cette situation aurait des répercussions sur les recettes non seulement pour les clubs de motoneige, qui prévoient des forfaits aux visiteurs, mais également pour les hôteliers et les restaurateurs.

Nicole Ménard a tenté de se faire rassurante, affirmant que près de 60 pour cent des sentiers au Québec sont déjà ouverts. De plus, les touristes préfèrent circuler dans les boisés plutôt dans les sentiers traversant les terres agricoles, a-t-elle ajouté.

Mais elle admet d’autre part qu’il serait préférable que 100 pour cent des circuits soient ouverts puisque l’économie régionale pourrait souffrir du moyen de pression choisi par l’UPA.

Nicole Ménard soutient qu’elle n’est pas la seule à s’inquiéter, ses collègues au ministère de l’Agriculture et du Transport souhaitent aussi parvenir rapidement à une entente.

La ministre assure par ailleurs que le ministère des Transports travaille très fort avec les regroupements des motoneigistes pour limiter les impacts de la fermeture de certains sentiers.

Le chroniqueur Patrick Roch se joint à l’équipe de Motoneiges.ca
Les Motoneiges Géro