SwitchBack Assault 800 144 : Bilan de mi-saison

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Drôle de saison que la saison 2012-2013 !
 
Bien que la neige soit présente depuis le mois de décembre, plusieurs soubresauts quant aux variations de température ont marqué l’hiver jusqu’à maintenant. La neige au sol est relativement basse dans la majeure partie des régions du Québec, et la poudreuse se fait très rare pour l’amateur de hors sentiers.
 
Quel dommage, car j’étais vraiment excité à l’idée de faire l’essai de la Polaris Switchback Assault dans la poudreuse comme dans les sentiers. Cet hybride muni d’une chenille Cobra nous permettait de croire que nous aurions beaucoup de plaisir à sortir des sentiers. À quelques jours de publier ces lignes, nos essais s’étaient concentrés essentiellement en sentiers, car la pluie et le froid avaient retiré tous défis possibles en dehors de ceux-ci… Du moins c’est ce que l’hiver nous annonçait, mais la tempête tant espérée a frappé la côte nord et l’est des monts Valins, ce qui nous a permis de travailler sur cette dimension très intéressante de notre monture dans 3 pieds de poudreuse. 
 
 
Avant cette dernière tempête, nous avions tout de même mis la table afin d’approfondir notre connaissance de cette motoneige dans les sentiers.
 
Signe que le hasard fait bien les choses, nous avions reçu en octobre dernier de notre partenaire CM Barbeau, concessionnaire Polaris sur la Rive-Sud de Québec, la version avec la chenille Cobra de 15x144x1.352 pouces. Rappelons que l’Assault 144 est aussi livrable avec une chenille ayant un profil de 2 pouces, pour ceux qui passent plus de temps en dehors des sentiers. Si on parle de randonnées en sentiers, le comportement de la chenille Cobra m’impressionne énormément jusqu’à maintenant. Malgré ses 144 pouces de longueur, elle ne me donne pas l’impression que la motoneige est difficile à manier, bien au contraire! De plus, elle procure une bonne adhérence en accélération, mais aussi au freinage tout en n’offrant pas trop de résistance dans les virages. Finalement, la Cobra n’est pas trop bruyante malgré sa longueur, pas plus qu’elle ne vibre.  
 
Le gros moteur Cleanfire 800cc à injection semi direct procure une puissance très impressionnante à tous les régimes. Un peu robuste au ralenti, celui-ci devient beaucoup plus doux et fluide à haut régime. Le gros 800cc n’est pas le plus économique en carburant dans sa catégorie, mais la consommation demeure tout de même honnête en fonction de la puissance disponible.
 
 
Par contre, la consommation d’huile à injection est très faible et se compare avantageusement aux technologies 2-temps à injection directe de carburant. On le dit année après année, mais la puissance du 800cc combiné au système d’entraînement P85/Team LWT est toujours aussi exaltante. Le temps réponse de l’Assault est optimal et ses accélérations sont très impressionnantes. Seul problème avec cette grosse cylindrée, la puissance de la batterie qui alimente le système de  démarreur électrique installé sur notre modèle d’essais n’est pas toujours à la hauteur. Après une nuit à l’extérieur en bas de -30c, la batterie ne suffisait pas à réussir à faire démarrer le gros 800cc, ce qui se terminait systématiquement par plusieurs coups de corde de votre humble serviteur. Un élément qui devra être corrigé par les ingénieurs de chez Polaris. 
 
Le point qui m’interpelle sur une motoneige destinée à ceux qui veulent une motoneige robuste, c’est la douceur de la suspension arrière. Honnêtement, on reproche souvent à Polaris depuis quelques années d’avoir des suspensions efficaces mais un peu rigides à l’arrière.
 
 
La Switchback Assault 144 fait exception à la règle et est très confortable dans les petites et moyennes bosses tout comme dans la planche à laver. Cependant, même à la position de pré-charge la plus élevée, les ressorts situés à l’arrière manquent définitivement de force ce qui résulte parfois par un affaissement lorsqu’on affronte de plus grosses bosses.
 
Après une consultation auprès des experts de chez CM Barbeau, ceux-ci nous on mentionné qu’ils ont trouvé une solution afin de conserver le confort, tout en ayant plus de résistance. La solution consiste simplement en un bloc d’ajustement de la pré-charge du ressort plus élevé que celui d’origine, ce qui évite d’acheter un ressort plus rigide et perdre le confort dans les petites bosses. Pour en savoir plus sur cette pièce fabriquée sur mesure, contactez Christian Barbeau via le lien suivant : www.cmbarbeau.ca. 
 
L’autre élément qui me plait particulièrement sur l’Assault est la position de conduite de la motoneige, surtout en situation de conduite agressive.
 
Mesurant plus de 6 pieds, et ayant de longues jambes, c’est une des motoneiges où je me sens le plus à l’aise et ce, dans toutes les situations de conduite. Le siège étant très long, je peux me reculer à l’arrière quand je suis en randonnées. Dès que je change de position pour me retrouver en mode plus sportif, je peux me rapprocher à l’avant en ayant encore de l’espace pour les jambes. La hauteur du siège rend la transition assis-debout très facile, tout comme la hauteur du guidon ProTaper.
 
Il est difficile de passer sous silence la capacité de la suspension ProRide à l’avant. Munie des amortisseurs ajustables Walker Evans, cette suspension permet au pilote de garder le contrôle dans toutes les conditions de sentiers, ce qui me fait dire que c’est fort probablement l’une des meilleures suspensions avant de l’industrie.   
 
Avec les basses températures rencontrées cette saison, on peut dire que la protection contre le vent reste bonne tout en considérant que le pare-brise n’est pas très élevé. La protection des mains est cependant minimaliste compte tenu que ce sont essentiellement des protèges-mains optionnels qui font le travail. Le modèle de protèges-mains installés sur le guidon Pro-Taper est cependant décevant. En accord avec la conception du guidon, le système proposé consiste en 3 pièces à angles, joint par des petits boulons reliant le guidon aux protèges-mains. Résultat, avec le vent et la vibration, les petits boulons ne tiennent pas et les protèges-mains finissent par se retrouver collés aux poignées de la motoneige. Les miroirs fixés aux protèges-mains ne contribuent pas à améliorer la situation et de plus, la visibilité est limitée.  Notons également que ceux-ci sont sensibles aux chocs.
 
Du coté des contrôles électriques, ceux-ci ne passeront pas à l’histoire pour leur ergonomie, mais dans le contexte du type d’un véhicule plutôt robuste, je considère qu’ils font le travail. J’aime bien le cadran de bord de Polaris, mais il aurait avantage à être 1 pouce plus haut et 1 pouce plus large. Il y a amplement de place dans la console et cela améliorerait grandement la visibilité pour le pilote, surtout en mouvements. 
 
En terminant, je ne peux passer sous silence le week-end de rêve que m’a fait vivre l’Assault dans plus de 3 pieds de neige.
 
Cette motoneige a vraiment la versatilité qu’on recherche d’une motoneige hybride, ce que plusieurs modèles promettent mais ne livrent pas toujours dans les faits. Celle-ci est très facile à manœuvrer dans la poudreuse, autant sur le plat que dans les dénivelés. L’équilibre de l’Assault est très impressionnant tout comme sa capacité à repartir en neige profonde, là ou plusieurs hybrides restent sur place. Plusieurs diront à ce point-ci que la RMK Assault 155 serait plus appropriée dans 3 pieds de neige, ce qui est difficile à contredire. Cependant, on a trop de doigts sur une seule main pour compter les vraies occasions de rencontrer ces conditions de hors-sentier aussi exceptionnelles dans une saison.
 
 
Dans les faits, j’ai eu un plaisir fou à manœuvrer la Switchback dans plusieurs situations, et je n’ai pas trop souffert de ne pas avoir la version de 2 pouces. Certes pour cette journée mémorable, j’aurai accepté avec beaucoup de joie un surplus de traction… Mais n’oublions pas une chose importante, la polyvalence que la version profilée de 1,352 pouces apporte, est adéquate pour plus de 90% des situations rencontrées. 
 
Il est de plus en plus clair que la Switchback Assault m’apparaît comme la motoneige hybride la plus polyvalente qu’il m’a été donné de tester jusqu’à maintenant. Bien entendu il faut aimer le côté robuste de cette motoneige, et cela se traduit tant au niveau du look, de la finition qu’en la conduisant. La position de conduite est clairement celle qui me plait le plus dans l’industrie actuellement.
 
Ce n’est peut-être pas une motoneige pour tous, mais une grande partie des motoneigistes qui veulent réellement une motoneige qui s’adapte à toutes les conditions seront très bien servis par la Switchback Assault 800 2013. 
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