Conçus pour affronter toutes les conditions hivernales
**Un essai réalisé pendant toute une saison avec les vêtements les plus chauds de CKX, de la poudreuse profonde aux longues journées derrière l’objectif de ma caméra.
Lorsque les premières prévisions à long terme annonçaient un hiver plus froid que la normale pour la saison 2025-2026, j’ai décidé de m’y préparer. Plutôt que de miser sur l’équipement le plus léger possible, j’ai privilégié la chaleur, la durabilité et la polyvalence.
Mon objectif n’était pas seulement de demeurer confortable au guidon de ma motoneige, mais aussi de rester au chaud pendant les longues périodes passées derrière l’appareil photo, souvent immobile à attendre le cliché parfait.
La nature en a toutefois décidé autrement.
Comme bien des hivers, les températures ont énormément varié au fil de la saison. Certaines sorties se sont déroulées dans un froid mordant, alors que d’autres m’ont réservé de la neige mouillée, de la pluie et même des conditions dignes du printemps. Ces variations constantes se sont finalement révélées être le meilleur banc d’essai possible pour la gamme la plus chaude de CKX : le manteau et la salopette Alaska, les gants Kearny et les bottes Colchester Pro.
Après une saison complète à parcourir les montagnes, les sentiers entretenus et à passer d’innombrables heures à photographier des motoneiges dans toutes les conditions imaginables, voici mes impressions.
Manteau et salopette CKX Alaska : de la chaleur sans l’encombrement
Un simple coup d’œil au tableau d’isolation de CKX permet de comprendre que la collection Alaska a été conçue pour les journées très froides et les activités moins exigeantes physiquement. Au départ, je craignais même qu’elle soit trop chaude pour le type de conduite que je pratique habituellement.
Mes journées de motoneige sont rarement monotones. Je peux passer la matinée à gravir des pentes techniques en hors-piste, puis demeurer immobile dans la neige pendant plus de trente minutes afin d’attendre que les motoneigistes se placent exactement où je les veux pour obtenir la photo parfaite. Cette alternance constante entre des efforts physiques intenses et de longues périodes d’attente rend le choix des vêtements particulièrement difficile.
Le système Alaska a relevé ce défi mieux que je ne l’aurais imaginé.
Lors des journées les plus froides de l’hiver, alors que le mercure descendait bien sous les -29 °C, je ne portais qu’une mince couche de base sous mes vêtements. En roulant, je n’ai jamais ressenti le froid. Ce qui m’a encore davantage impressionné, c’est l’efficacité de l’isolation une fois arrêté.
Habituellement, rester immobile derrière la caméra pendant une trentaine de minutes signifie qu’il est temps d’ajouter une couche supplémentaire. Avec le manteau et la salopette Alaska, je suis demeuré étonnamment confortable.
Plus tard dans la saison, j’ai également passé quatre journées consécutives à photographier des motoneigistes en sentier. Les vitesses plus élevées et l’exposition constante au vent mettent souvent les vêtements à rude épreuve, mais l’ensemble Alaska a continué d’offrir une excellente protection.
Lorsque les températures ont commencé à grimper, la ventilation est rapidement devenue un élément important. Les ouvertures du manteau et de la salopette, combinées à l’ouverture de la fermeture éclair avant, procuraient suffisamment d’aération pour les sorties modérées.
En hors-piste
Lors d’une conduite plus agressive par des températures supérieures à -18 °C, il m’arrivait toutefois d’avoir un peu trop chaud. En sentier, où l’effort physique est généralement moins intense, le confort demeurait présent beaucoup plus longtemps grâce au flux d’air constant généré par le déplacement.
Lorsque les températures atteignaient les environs de -5 °C et plus, l’ensemble Alaska devenait plus chaud que ce dont j’avais personnellement besoin pour une conduite sportive en montagne. En revanche, il demeurait exceptionnel pour la photographie, les randonnées ou pour les motoneigistes qui ont naturellement tendance à avoir froid. Ceux qui cherchent habituellement à conserver leur chaleur apprécieront certainement son isolation généreuse.
Presque autant que sa chaleur, c’est sa durabilité qui m’a impressionné.
Cette saison n’a pas été tendre avec l’équipement. Les faibles accumulations de neige m’ont obligé à marcher fréquemment dans les broussailles, à grimper sur des troncs d’arbres et des rochers pour trouver les meilleurs angles de prise de vue, à dégager des motoneiges enlisées et à frôler sans cesse les branches d’arbres. J’ai également connu quelques chutes sans gravité.

Malgré tout, le manteau et la salopette étaient encore remarquablement beaux à la fin de la saison.
La membrane imperméable mérite également d’être soulignée. Lors d’une sortie, j’ai parcouru plus de 16 kilomètres sous une pluie soutenue pour revenir du hors-piste. Tout est demeuré parfaitement sec.
La seule marque d’usure visible après plusieurs mois d’utilisation intensive se limitait à quelques petites entailles au genou droit, causées par des glissements répétés sur le marchepied lors de manœuvres en dévers.
Gants CKX Kearny : la belle surprise de la saison
S’il ne fallait retenir qu’un seul produit de cet ensemble, ce seraient les gants Kearny.
Après plus de quinze années de motoneige et après avoir essayé des gants de pratiquement tous les grands fabricants, ils sont devenus mes gants mi-saison préférés.
Et ce n’est pas un compliment que je lance à la légère.
Je les ai portés presque tous les jours de la saison, autant en poudreuse profonde qu’en sentier ou lors de longues séances de photographie.
La première qualité qui m’a frappé est leur ajustement.
Ils procurent une excellente sensation au guidon sans créer de points de pression ni limiter les mouvements. Lorsque les poignées chauffantes étaient nécessaires, la chaleur se transmettait efficacement. À l’inverse, leur bonne respirabilité empêchait mes mains de surchauffer lors des efforts plus soutenus.
Seulement deux situations sont parvenues à les imbiber complètement : lorsque je dégageais une motoneige prise dans une neige lourde et détrempée ou lors de longues périodes sous la pluie. Même dans ces conditions, ils ont continué à offrir suffisamment d’isolation pour garder mes mains confortables.
Leur durabilité a également dépassé mes attentes. Malgré une utilisation quotidienne, ils ont remarquablement bien résisté.
En toute simplicité, ils sont désormais mes gants de référence.
Et il est déjà prévu que je m’en procure une deuxième paire pour la prochaine saison.

Bottes CKX Colchester Pro : la confiance commence par les pieds
Les bottes de motoneige obligent souvent les utilisateurs à choisir entre le soutien et le confort.
Les Colchester Pro réussissent à offrir un excellent équilibre entre les deux.
Cet hiver, le faible couvert neigeux m’a forcé à marcher beaucoup plus qu’à l’habitude. Pour réaliser mes photos, je traversais régulièrement des arbres tombés, des terrains rocheux et des secteurs qui, normalement, seraient complètement recouverts de neige.
À plusieurs égards, ces bottes se sont comportées autant comme des bottes de randonnée que comme des bottes de motoneige.
Cette polyvalence est rapidement devenue l’une de leurs plus grandes qualités.

La semelle offre une excellente sensation sur les marchepieds tout en procurant le soutien nécessaire lors des manœuvres techniques. En marchant, elles sont également beaucoup plus naturelles que plusieurs bottes de motoneige traditionnelles.
Le système de serrage BOA® à double zone est demeuré fiable tout au long de la saison, même si les câbles ont fini par user légèrement le tissu des languettes.
Au milieu de l’hiver, une des bottes a subi un incident peu commun. La chenille d’une motoneige enlisée est venue déchirer la couche extérieure protectrice. Malgré ce dommage, les performances n’ont jamais été affectées

Les bottes ont continué à remplir leur rôle jusqu’à la fin de la saison.
Les semelles ont également très bien résisté malgré les nombreuses heures passées sur des marchepieds agressifs de motoneiges de montagne.
Si elles offrent deux saisons d’utilisation semblable, soit environ quinze à vingt journées de hors-piste par année, je considérerai qu’elles représentent un excellent investissement.
Et surtout, je n’hésiterais pas une seconde à m’en procurer une autre paire.
Verdict final : un ensemble prêt pour un véritable hiver
Essayer de l’équipement pendant toute une saison permet de porter un jugement beaucoup plus juste qu’après une simple fin de semaine.
Le manteau et la salopette Alaska, les gants Kearny et les bottes Colchester Pro ont été confrontés à pratiquement toutes les conditions hivernales imaginables : froid intense, pluie, poudreuse profonde, sentiers glacés, conduite technique en montagne et longues journées passées derrière la caméra.

Chaque pièce s’est distinguée à sa façon.
Le manteau et la salopette Alaska offrent une chaleur remarquable sans compromettre la liberté de mouvement. Les gants Kearny sont devenus mes favoris après une saison complète d’utilisation quotidienne. Quant aux bottes Colchester Pro, elles m’ont impressionné par leur confort, leur soutien et leur durabilité, bien au-delà de mes attentes.
Est-ce que je referais confiance à cet ensemble l’hiver prochain? Absolument.
Après une saison complète d’essais dans des conditions réelles, je n’hésiterais pas une seconde à repartir à l’aventure avec chacune de ces pièces d’équipement.
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